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Syrie: à Idleb, une présence «de plus en plus importante de syndromes grippaux»

Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020.
Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020. MOHAMMED AL-RIFAI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Syrie n'a pour l'instant déclaré aucun cas de coronavirus. Le pays est en guerre et dans ce contexte, il est difficile de faire des dépistages. Or selon un médecin, de plus en plus de personnes présentent des syndromes faisant penser au Covid-19.

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« Dans la zone d'Idleb en Syrie, le retour que nous avons des médecins qui sont sur place et des cliniques mobiles que nous avons mises en place, c’est la présence de plus en plus importante de cas de syndromes dits grippaux. Mais nous sommes dans une pleine période de maladie saisonnière à virus et donc il est difficile, bien entendu, de faire la part des choses », raconte le Dr Raphaël Pitti.

Ce dernier est membre d'une ONG médicale, l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), qui intervient en Syrie et notamment à Idleb où s'agglutinent plus d'un million de déplacés à la frontière turque, dans le froid et dans le dénuement le plus total.« Ce que remontent les médecins, c’est qu’ils ont véritablement des tableaux pouvant évoquer une infection à coronavirus. Pour l’instant, ils ne notent pas une surmortalité, en particulier chez les personnes âgées », ajoute-t-il.

Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, est le théâtre depuis plusieurs mois d'une offensive du régime syrien et de son allié russe.

« Si le virus devait se déclarer d’une manière très évidente, il devrait y avoir une surmortalité dans cette population en général, poursuit le Dr Raphaël Pitti. Parce qu’il y a, sur le plan international et plus que jamais, un abandon de la situation humanitaire dans cette zone-là. Nous constatons aussi le désir d’un certain nombre de médecins, qui ont des postes à responsabilité, que nous les aidions à sortir de Syrie. Cela me préoccupe beaucoup parce que s’il y a fuite des médecins, il y aura bien entendu fuite de la population. »

À écouter aussi : « La communauté internationale n'a pas été capable de gérer le dossier syrien »

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