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L'Iran a libéré le chercheur Roland Marchal

Fariba Adelkhah et Roland Marchal.
Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Sciences Po
Texte par : RFI Suivre
5 mn

C'est l'Élysée qui l'a confirmé ce samedi matin 21 mars. L'Iran a libéré le chercheur Roland Marchal, qui doit arriver en France en milieu de journée. La présidence française regrette que l'anthropologue Fariba Adelkhah reste elle emprisonnée en Iran. L'ingénieur iranien Jalal Rohollahnejad, détenu en France à la demande des États-Unis, était lui en route vers Téhéran selon des sources iraniennes.

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Le président Emmanuel Macron « est heureux d'annoncer la libération de Roland Marchal, emprisonné en Iran depuis juin 2019 ». Cette annonce samedi matin de la présidence confirme le communiqué, daté de vendredi soir, du porte-parole de la Justice iranienne. Celui-ci annonçait la libération d'un prisonnier français détenu en Iran en échange de la libération d'un Iranien détenu en France depuis un an, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Les médias officiels, notamment la télévision d'État, ont ensuite précisé que Roland Marchal avait été condamné à cinq de prison mais qu'il avait bénéficié d'une remise de peine.Il a été remis dès vendredi à l'ambassade de France.

Fariba Adelkhah toujours emprisonnée

La chercheuse franco-iranienne et anthropologue Fariba Adelkhah - or l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité -, arrêtée en même temps que Roland Marchal, est elle toujours détenue à Téhéran. La présidence française « exhorte les autorités iraniennes à libérer immédiatement notre compatriote Fariba Adelkhah ».

Roland Marchal et sa compagne avaient été arrêtés en juin 2019 en Iran. Tous deux sont chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. Spécialiste de l'Afrique, Roland Marchal, 64 ans, et Fariba Adelkhah, 60 ans, anthropologue spécialiste du chiisme, sont accusés en Iran de « collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale », un crime passible de deux à cinq ans de prison. La chercheuse est aussi poursuivie pour « propagande contre le système ». Son état de santé inspire beaucoup d'inquiétude à ses proches car elle a observé une grève de la faim de 49 jours qui l'a beaucoup affaiblie. Elle a d'ailleurs dû être hospitalisée.

A Paris, le comité de soutien des deux chercheurs a toujours clamé leur innocence et réclamé leur libération immédiate, disant craindre pour leur vie en raison de leur état de santé. La propagation accélérée de l'épidémie du nouveau coronavirus qui frappe l'Iran de plein fouet, ne pouvait qu'accroître ces craintes.

Jalal Rohollahnejad en route vers Téhéran

Il était déjà question vendredi soir d'un échange de détenus en cours entre Téhéran et Paris. Jalal Rohollahnejad, 41 ans, menacé d'extradition vers les États-Unis, « a été remis à l'ambassade d'Iran à Paris », annonçait Téhéran. Il rentrait en Iran « par avion », rapportait encore dans la nuit de vendredi à samedi Press TV, la chaîne d'information en anglais de la télévision d'État iranienne.

À lire aussi La justice française autorise l'extradition d'un ingénieur iranien vers les États-Unis

Cet ingénieur avait été arrêté en février 2019. Aucune poursuite n'était engagée contre lui en France. Il était accusé par Washington d'avoir tenté de faire entrer du matériel de haute technologie en Iran et ce en violation des sanctions américaines visant la République islamique. La cour de Cassation avait validé cette demande d'extradition. L'exécutif est donc passé outre.

De récents échanges de prisonniers

L'Iran a réalisé ces derniers mois plusieurs échanges de détenus, avec les États-Unis, l'Australie ou encore l'Allemagne. Par exemple, l'Iran a libéré un couple australien en échange de la libération d'un ressortissant iranien qui avait été arrêté en Australie à la demande de Washington. Et à l'occasion du Nouvel an, Nowrouz, Téhéran a libéré plusieurs prisonniers emblématiques, rapporte l'Agence France presse.

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