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Coronavirus: au Yémen, la situation dramatique des déplacés

Les forces de l'ordre empêchent les gens de quitter leur maison afin d'éviter la propagation du coronavirus, à Sanaa, Yémen, 6 mai 2020.
Les forces de l'ordre empêchent les gens de quitter leur maison afin d'éviter la propagation du coronavirus, à Sanaa, Yémen, 6 mai 2020. REUTERS/Khaled Abdullah
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Yémen, les autorités à Aden, dans le sud du pays, ont rapporté moins de 200 cas de Covid-19 et déplorent 30 décès liés à la maladie. La rébellion houthie au nord ne reconnaît quant à elle que deux cas positifs. Mais les observateurs sont sceptiques. Car le Yémen, déjà ravagé par cinq ans de guerre, cumule en effet les crises. Les déplacés internes et les réfugiés dans ce pays transit de la péninsule arabique souffrent des conséquences de la maladie. 

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De notre correspondant dans la régionNicolas Keraudren

Au Yémen, près de 4 millions de déplacés internes et environ 300 000 réfugiés sont particulièrement exposés au Covid-19 et à ses conséquences sociales et économiques.

« Ils vivent souvent entassés sous des tentes en plastique ou ils ont loué des appartements qui n‘ont aucun standard en matière d‘eau potable ou d‘électricité. La plupart d‘entre eux sont complètement démunis et ne peuvent pas acheter du savon ou d‘autres produits d‘hygiène », explique Jean-Nicolas Beuze, le représentant à Sanaa du Haut-Commissariat de l‘ONU pour les Réfugiés.

Les réfugiés dans ce pays de transit de la péninsule arabique, principalement des Somaliens, doivent aussi faire face aux préjugés : « Il y a une recrudescence des discriminations envers les personnes étrangères, en particulier les Africains, qui sont vues comme desvecteurs du coronavirus ». C‘est-à-dire qu‘ils sont vus comme étant ceux qui ont amené le coronavirus au Yémen .

L‘accès aux soins est une autre préoccupation. Le HCR estime en effet que plus de la moitié des infrastructures de santé ont été détruites avec la guerre. « Vu l‘état du système de santé publique au Yémen, les médecins n’ont que très peu de moyens pour traiter les patients, très peu de médicaments à leur disposition. Et donc la population est un peu résignée », souligne Jean-Nicolas Beuze.

En plus du nouveau coronavirus, des épidémies de choléra, de dengue ou encore de chikungunya sévissent au Yémen.
 

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