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Coronavirus: l'Irak se reconfine après un nouveau pic d'infections en quelques jours

Prise de température dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 à Sadr City, en banlieue de Bagdad, le 2 avril 2020.
Prise de température dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 à Sadr City, en banlieue de Bagdad, le 2 avril 2020. AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Depuis quelques jours, un pic de contaminations au Covid-19 fait craindre le pire dans ce pays où quatre décennies de conflits ont laissé un système de santé à bout de souffle. Le gouvernement irakien avait levé partiellement le couvre-feu pour le mois de ramadan, mais depuis mercredi dernier, six quartiers de Bagdad ont été reconfinés. Parmi eux, Sadr City, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale, où vivent 4 millions d'habitants et où les structures de soins sont largement défaillantes.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Lucille Wassermann

Sadr City est l’enfant pauvre de Bagdad : un quartier surpeuplé aux rues pour la plupart défoncées, et où les services publics sont quasi inexistants. À 75 ans, Khamas y a vécu toute sa vie. Aujourd’hui confiné, il a peu d’espoir que l’État gère efficacement la crise.

« On est 4 millions ici, et il n’y a pas un seul parc, pas un seul kilomètre d’espace vert, pas assez d’hôpitaux ou d’écoles, déplore Khamas. Aucun gouvernement ne peut gérer le problème [du coronavirus] en plus de toute cette réalité. »

D’ailleurs, ces deux défis s’opposent, selon lui. Les autorités ont réinstauré un couvre-feu pour endiguer la propagation du virus, mais peu d’habitants le respectent aujourd’hui, principalement pour des raisons économiques.

Couvre-feu difficile à imposer

« Vous ne pouvez pas vraiment imposer de couvre-feu ici, souligne Khamas. La ville est tentaculaire et beaucoup de gens ne sont pas éduqués. Certains sont analphabètes, et puis l’économie va très mal. Les gens veulent travailler ici. Ils veulent vivre leur vie, manger, boire et gagner de l’argent. »

L’Irak reste encore peu touché par rapport au reste du monde, selon les chiffres officiels. Mais la récente hausse des contaminations et le non-respect des mesures sanitaires font aujourd’hui craindre le pire.

À lire aussi : Coronavirus: les Irakiens face aux lacunes de leur système de santé, un médecin raconte

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