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Opération militaire turque contre les rebelles kurdes en Irak: faibles réactions de Bagdad

Des combattants du PKK sur une route dans les montagnes Qandil dans le Kurdistan irakien le 22 juin 2018 (image d'illustration).
Des combattants du PKK sur une route dans les montagnes Qandil dans le Kurdistan irakien le 22 juin 2018 (image d'illustration). AFP PHOTO/SAFIN HAMED

Après l'opération aérienne « Griffe de l'aigle » lancée en début de semaine, l'armée turque a annoncé le début de l'opération « Griffe du tigre » ce mercredi : une offensive aérienne et terrestre dans le nord de l’Irak contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK. Ankara invoque la « légitime défense » face à la « recrudescence récente des attaques contre les commissariats et bases militaires » turcs. Du côté de Bagdad, les réactions sont faibles.

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De notre correspondante à Bagdad,

Les tirs résonnent au nord de l'Irak, mais à Bagdad comme à Erbil, c'est le silence qui est assourdissant. Depuis le début de l'opération « Griffe du tigre » lancée par Ankara, aucun communiqué n'a été publié par le gouvernement central, ni par celui de la région autonome du Kurdistan où les combats ont lieu.

Les autorités irakiennes avaient convoqué l'ambassadeur de Turquie après des bombardements en début de semaine, mais la condamnation était timide et depuis, silence radio du côté de Bagdad comme d'Erbil.

Il faut dire que les partis kurdes ne tiennent pas en estime le PKK, perçu comme un frère-ennemi, dont les bases militaires échappent à leur contrôle. Pas question de toute façon pour le PDK, au pouvoir dans ces régions du nord, de se brouiller avec la Turquie avec qui il entretient de très bons rapports commerciaux.

À lire aussi : Irak: la Turquie lance une vaste opération militaire contre les rebelles kurdes

Du côté de Bagdad, les relations avec le PKK ne sont pas plus chaleureuses : en 2017, le gouvernement central avait même dénoncé la présence de ces combattants comme une « déclaration de guerre ».

Difficile d'imaginer que cette opération militaire turque ne se soit donc planifiée sans l'accord des autorités irakiennes, selon les experts. Des responsables du PKK, eux, ont critiqué le gouvernement irakien pour ne pas avoir pris une position plus ferme pour dénoncer, disent-ils, « ces ingérences dans la souveraineté de l'Irak ».

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