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Le grand pèlerinage à La Mecque maintenu mais pour un millier de fidèles seulement

Des policiers saoudiens gardent la Kaaba, la pierre noire, dans l'enceinte de la Mosquée sacrée de La Mecque, interdite aux rassemblements pour lutter contre le coronavirus, le 24 avril 2020.
Des policiers saoudiens gardent la Kaaba, la pierre noire, dans l'enceinte de la Mosquée sacrée de La Mecque, interdite aux rassemblements pour lutter contre le coronavirus, le 24 avril 2020. STR / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La pandémie de nouveau coronavirus continue de s'accélérer dans le monde. C'est dans ce contexte de crise sanitaire que l'Arabie saoudite a décidé, lundi 22 juin, de maintenir fin juillet le grand pèlerinage musulman de La Mecque. Ce mardi, le ministre du Hajj a précisé qu'il ne concernerait qu'un millier de fidèles.

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L'Arabie saoudite va autoriser un millier de personnes vivant sur son territoire à effectuer le grand pèlerinage à La Mecque cette année, a annoncé ce mardi le ministre du Hajj après la décision de Ryad, la veille, de limiter drastiquement le nombre de pèlerins en raison de la pandémie du Covid-19.

« Le nombre de pèlerins sera d'environ un millier, un peu moins, un peu plus », a déclaré le ministre Mohammed Benten dans une conférence de presse.  « Le nombre n'atteindra pas les 10 000 ou les 100 000 », a-t-il insisté.

Le pèlerinage prévu pour fin juillet sera limité à des fidèles de moins de 65 ans et qui ne sont pas atteints de maladies chroniques, a indiqué pour sa part le ministre de la Santé Tawfik al-Rabiah, au cours de la même conférence de presse.

Des pèlerins testés

Les candidats au pèlerinage seront testés pour s'assurer qu'ils ne sont pas infectés par le nouveau coronavirus avant leur arrivée dans la ville sainte de La Mecque et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel, a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite a décidé lundi de maintenir le pèlerinage avec un « nombre très limité » de fidèles, alors que la pandémie de nouveau coronavirus « continue de s'accélérer » dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Seules les personnes de toutes nationalités « qui se trouvent actuellement à l'intérieur du royaume » saoudien pourront effectuer le hajj cette année.

Un coup dur pour l'économie saoudienne

Jusque-là, Riyad avait maintenu l'incertitude autour de la tenue du pèlerinage de La Mecque, qui avait attiré l'an dernier plus de deux millions et demi de musulmans. Mais en temps de coronavirus, ces chiffres ont forcément de quoi inquiéter. Ce rassemblement religieux parmi les plus importants du monde risquait en effet de se transformer en un énorme vecteur de contagion.

Or, l'Arabie saoudite est déjà le pays du Golfe le plus touché par le Covid-19 et les chiffres de contaminations sont de nouveau en hausse. Avec un hajj « limité » cette année, les autorités saoudiennes disent vouloir « répondre aux exigences de prévention et de distanciation sociale nécessaires pour assurer la sécurité » des fidèles, tout en « réalisant les objectifs de la loi islamique ».

En revanche, ce pèlerinage adapté face au risque Covid-19 va peser lourd sur l'économie de l'Arabie saoudite, déjà touchée de plein fouet par la chute des prix du pétrole.

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