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Boeing abattu par l'Iran: un accord trouvé pour l'indemnisation des familles des victimes

Les familles des victimes ukrainiennes de l'avion abattu par erreur par un missile iranien, se recueillent devant un mémorial érigé à l'aéroport de Bryspil, près de Kiev, le 17 février 2020.
Les familles des victimes ukrainiennes de l'avion abattu par erreur par un missile iranien, se recueillent devant un mémorial érigé à l'aéroport de Bryspil, près de Kiev, le 17 février 2020. Sergei SUPINSKY / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Téhéran fait un geste de bonne volonté en acceptant d'indemniser les familles des victimes étrangères du Boeing ukrainien abattu par erreur par l'Iran en janvier, a annoncé ce jeudi 2 juillet la ministre suédoise des Affaires étrangères.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Téhéran n'a pas encore confirmé cette nouvelle. Mais selon la ministre suédoise des Affaires étrangères, un accord de principe a été signé pour indemniser les victimes étrangères de l'accident. Début janvier, l'Iran a abattu par erreur un avion ukrainien non loin de Téhéran. Selon les autorités iraniennes, des militaires iraniens ont confondu l'avion avec un missile américain.

En effet, l'Iran avait frappé une base américaine en Irak en représailles à l'assassinat ciblé par les États-Unis du général Qassem Soleimani, à la tête de la force Al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution iranienne, chargée des opérations extérieures, notamment en Irak et en Syrie.

Contestations probables sur les sommes versées

L'accident aérien avait fait 176 morts, principalement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois ainsi que des Ukrainiens membres de l'équipage.

Cependant, les sommes versées pourraient être contestées par les familles des victimes. En effet, l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité et Téhéran pourrait décider d'indemniser les Irano-Canadiens selon la loi iranienne. Dans ce cas, la somme versée serait très inférieure aux normes internationales.

Après plusieurs mois de bras de fer, l'Iran a accepté d'envoyer en France les boîtes noires de l'appareil pour qu'elles soient analysées. Ce que Téhéran s'était refusé à faire dans un premier temps, déclarant vouloir analyser sur son sol les données de ces boîtes témoins.

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