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Syrie: le double veto russo-chinois à l'ONU, «un blocus contre la population»

Dans le camp d'al-Hol, nord-est de la Syrie, le 22 juillet 2019, collecte de colis d'aide humanitaire fournis par l'ONU.
Dans le camp d'al-Hol, nord-est de la Syrie, le 22 juillet 2019, collecte de colis d'aide humanitaire fournis par l'ONU. Delil Souleiman/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Russie et la Chine ont mis mardi à l'ONU leur veto à une extension pour un an et via deux points d'entrée de l'aide humanitaire transfrontalière apportée aux Syriens, en soulignant vouloir sa prolongation, mais de manière réduite, pour la région d'Idleb.

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Moscou, puissant allié de Bachar el-Assad, préfère que l’aide internationale soit uniquement confiée au régime de Damas qui gère ensuite sa redistribution. L’opposition syrienne accuse depuis des années les autorités de Damas de détourner ces aides à leur profit.

Fadi al-Maari est militant de l’opposition syrienne, il dénonce un véritable acharnement contre les millions de civils qui dépendent exclusivement de cette aide humanitaire dans la province d’Idleb: « C’est la quinzième fois depuis le début de la guerre que la Russie utilise son droit de veto contre le peuple syrien et au profit du régime de Bachar el-Assad. Le Conseil de sécurité de l’ONU est une instance stérile, ses décisions ne sont jamais équitables et ne servent pas les intérêts des populations. Dans la province d’Idleb, tous les points de passage frontaliers avec la Turquie sont déjà fermés depuis deux ans et demi. Il y a un seul et unique couloir humanitaire par lequel transite l’aide internationale. Lorsque la Russie utilise son droit de veto afin de d’obtenir la fermeture de ce couloir humanitaire, cela signifie clairement la mise en place d’un blocus contre la population. Le résultat sera la famine et la pénurie de médicaments et de matériel médical, alors que nous sommes en plein été et que nous allons faire face à des températures extrêmes ».

En vigueur depuis 2014, le dispositif transfrontalier de l'ONU « doit être graduellement réduit et remplacé » par un acheminement humanitaire sous contrôle de Damas, a souligné la mission diplomatique russe à l'ONU. Apporter de l'aide via la frontière à Idleb (nord-ouest) « restera et continuera », a ajouté la mission russe. Selon l'AFP, le projet russe mis au vote avec un résultat attendu ce mercredi soir exclut du dispositif le point d'entrée en Syrie de Bab al-Salam menant à la région d'Alep. Il ne garde que celui de Bab al-Hawa qui permet de ravitailler près de 4 millions de Syriens dans la région d'Idleb, non contrôlée par Damas.

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