Accéder au contenu principal

Syrie: Moscou échoue à l'ONU à faire réduire l'aide humanitaire transfrontalière

Le Conseil de sécurité de l'ONU à New York.
Le Conseil de sécurité de l'ONU à New York. Stephane LEMOUTON / POOL / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Deuxième manche du bras de fer au Conseil de sécurité ce mercredi soir 8 juillet soir sur la reconduction des points de passage transfrontaliers de l’aide humanitaire en Syrie. Russie et Chine avait refusé le renouvellement des deux points actuellement en service, par lesquels transitent l’aide vers le nord-ouest du pays, Moscou avait alors avancé une contre-proposition pour un seul point, qui a été rejetée.

Publicité

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Les vetos russe et chinois au renouvellement des deux points transfrontaliers, entre le nord-ouest de la Syrie et la Turquie, ont choqué ce mercredi soir à New York. Mais sept membres sur 15 du Conseil de sécurité ont décidé de ne pas capituler immédiatement face au cynisme russe.

Les ordres venus de leurs capitales ont été assez clairs : il fallait signaler qu’il était impossible de fermer le point d’accès vers Alep, où 300 000 civils ont été obligés de se réfugier après la dernière offensive du régime d’Assad.

Quatre pays se sont abstenus : la Tunisie, le Niger, l’Indonésie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Seuls le Vietnam et l’Afrique du Sud ont décidé de voter en faveur de la proposition russe.

Un peu plus tôt dans la journée, les États-Unis avaient été formels : laisser ces deux points de passage ouverts était une ligne rouge à ne pas franchir, particulièrement en ces temps de pandémie.

Le dispositif expire ce vendredi

Le Conseil s’est divisé ce mercredi et les observateurs pensent que certains pays négociant avec la Russie sur d’autres fronts n’étaient pas prêts à s’attirer ses foudres, ou que d’autres préfèrent simplement assurer au moins un point de passage d’aide humanitaire, que de voir les deux points fermés.

Le dispositif de passages transfrontaliers a été mis en place en 2014, trois ans après le début de la guerre en Syrie. Il est renouvelé régulièrement. Il expire ce vendredi 9 juillet.

À lire aussi : Syrie: le double veto russo-chinois à l'ONU, «un blocus contre la population»

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.