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Boeing ukrainien abattu: un rapport iranien pointe «une erreur humaine»

Débris du Boeing 737-800 ukrainien abattu par les forces armées iraniennes le 8 janvier 2020.
Débris du Boeing 737-800 ukrainien abattu par les forces armées iraniennes le 8 janvier 2020. Akbar TAVAKOLI / IRNA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un rapport de l'aviation civile iranienne affirme qu'une « erreur humaine » est à l'origine de la catastrophe du Boeing ukrainien qui a été abattu le 8 janvier dernier près de Téhéran, causant la mort des 176 personnes à bord de l’appareil, majoritairement des Irano-Canadiens mais aussi 11 Ukrainiens membres d’équipage.

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La nuit où le Boeing ukrainien a été abattu, les défenses aériennes de la République islamique d'Iran étaient en état d'alerte maximale par crainte d'une attaque américaine. Car quelques heures auparavant, les Gardiens de la révolution attaquaient une base américaine en Irak à l’aide de missiles pour venger l'assassinat du général Qassem Soleimani, l'ancien chef du corps Qods des Gardiens de la révolution.

Mais quelques heures plus tard, selon un rapport de l’aviation civile iranienne (CAO) publié samedi 11 juillet, « un manquement dû à une erreur humaine dans le suivi de la procédure » serait à l'origine du drame, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. 176 passagers et membres d'équipage sont décédés.

L'aviation civile iranienne rapporte de nombreux problèmes

L’opérateur du système radar aurait pu identifier sa cible comme étant un avion de ligne, mais il s’est trompé et a identifié l'avion comme un missile américain, révèle le rapport. Toutefois, si l’erreur humaine est « l’élément clef » à l’origine du drame, cette faute « est à l'origine d'une chaîne dangereuse (d'événements) qui bien sûr aurait pu être maîtrisée si d'autres mesures avaient été prises », rajoute ce rapport diffusé par la CAO comme un « rapport sur les faits » et non comme le compte-rendu final de l’enquête.

De plus, il y avait ce soir-là un problème de transmission entre l'unité de défense et le centre de coordination chargé de la protection de la capitale et de nombreuses communications avaient été brouillées, selon un général iranien.

L'Iran avait déjà reconnu « une erreur »

Le rapport pointe également d’autres dysfonctionnements. Le premier missile aurait été tiré par un opérateur « sans que celui-ci eut reçu de réponse du centre de coordination » et le deuxième missile a été tiré trente secondes plus tard en tenant compte « de la continuité de la trajectoire de la cible détectée ».

A l'époque, il aura fallu trois jours, le 11 janvier, pour que l'Iran reconnaisse avoir abattu l’avion « par erreur ». Et après plusieurs mois de refus, l'Iran a finalement accepté d'envoyer les boîtes noires de l'appareil en France pour analyser les données enregistrées.

(Avec AFP)

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