Accéder au contenu principal

Irak: des affrontements meurtriers à Bagdad entre manifestants et policiers

Un manifestant dans les rues de Bagdad défie les forces de l'ordre. Le 12 juilet 2020
Un manifestant dans les rues de Bagdad défie les forces de l'ordre. Le 12 juilet 2020 REUTERS/Thaier al-Sudani
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Irak, des affrontements ont eu lieu la nuit du 26 au 27 juillet sur la place Tahrir au centre de Bagdad entre manifestants et forces de l'ordre, faisant au moins deux morts. Les manifestations en Irak avaient pris une ampleur inédite en octobre dernier et pendant plusieurs mois, avant de perdre en intensité en raison du coronavirus, des mesures de confinement, et d'un changement de gouvernement. Quelques dizaines de protestataires sont toutefois rester sur la place Tahrir.

Publicité

De notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Ghassan Saber, 26 ans, dort sur la place Tahrir depuis le premier jour des manifestations et cela faisait des mois que l'ambiance y était relativement paisible. Mais ce dimanche soir, la situation s'est soudainement tendue avec les forces de l'ordre. « Tout à coup, les forces de sécurité autour de la place ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes. L'intervention a duré plus d'une heure. Ils ont aussi brulé de nombreuses tentes de manifestants, puis les forces armées se sont retirées. Mais, après ça, ils ont entouré Tahrir square et ils empêchaient les ambulances et les pompiers d'y accéder. »

« Les manifestants demandaient de meilleurs services »

Cette nuit-là, au moins deux manifestants ont succombé à leurs blessures. Ils s'étaient rassemblés avec des dizaines d'autres pour dénoncer les coupures d'électricité incessantes, alors que les températures atteignent les 50 degrés en Irak. « Les manifestants se rassemblaient pour demander de meilleurs services. Ils marchaient juste autour de la place, en chantant des chants nationaux. »

Ces scènes de violences sont les premières depuis la nomination de Moustafa al-Kazimi  à la tête du gouvernement. En mai dernier, le nouveau Premier ministre s'était engagé à faire la lumière sur les centaines de morts au cours des derniers mois de manifestations. Aujourd'hui, beaucoup d'Irakiens l'accusent de reproduire la même répression que son prédécesseur.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.