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Israël: nouvelle manifestation anti-Netanyahu sous la menace de l'extrême droite

Des manifestants israéliens lors du nouveau rassemblement contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu, le 30 juillet 2020 à Jérusalem.
Des manifestants israéliens lors du nouveau rassemblement contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu, le 30 juillet 2020 à Jérusalem. Ahmad GHARABLI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Quelque 2 000 personnes ont à nouveau manifesté ce jeudi 30 juillet devant la résidence officielle du Premier ministre israélien à Jérusalem pour réclamer sa démission. Un rassemblement dans le calme mais marqué par la crainte d’affrontements : lors des dernières manifestations anti-Netanyahu, certains participants avaient été pris à partie par des hooligans soutenant le Premier ministre.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Ce jeudi soir, « La Familia », groupe de supporters de l’équipe de football de Jérusalem, avait appelé ses troupes à la mobilisation. Et c’était un motif d’inquiétude pour Eliad Shraga, président du Mouvement pour un gouvernement de qualité, l’une des organisations à l’origine de ces manifestations anti-Netanyahu.

« C’est vraiment une organisation d'extrême droite, souligne-t-il. Maintenant, malheureusement, ils vendent leurs services à Monsieur Netanyahu. Et c’est une organisation très violente. On a pu le voir dans les stades de football : ils y sont très violents. »

Après l’indignation provoquée par les images de manifestants roués de coups ou le visage en sang mardi soir, le chef de la police avait assuré que ses forces ne tolèreraient « aucune violence ». Mais la police a été accusée de laxisme à l’égard de ces groupes radicaux. Et Valérie Dahan, l’une des manifestantes, craignait que l’assurance ne soit pas sincère.

« Là, finalement, je vois que le dispositif de police est bien mis en place, note-t-elle. Mais avant d’arriver, j’ai eu peur qu’on ne soit pas assez protégés. »

« Je ne veux pas leur laisser ce plaisir-là »

Ce jeudi, deux mille personnes étaient rassemblées face à la résidence du Premier ministre. C'est moins que le jeudi d'avant. La peur a pu décourager certains, reconnaît le porte-parole des Drapeaux noirs, l’un des mouvements organisateurs. Mais Valérie Dahan, elle, trouvait essentiel de vaincre ses craintes.

« Je me suis vraiment dit au fond de moi : "si je n’y vais pas à cause de ça, ils auront gagné", confie-t-elle. Je pense qu’ils veulent faire régner la peur et que moins de gens viennent. Je ne veux pas leur laisser ce plaisir-là, de se dire: "Grâce à nous, il y a mille personnes de moins qui sont venues." »

« La Familia » s’est rassemblé à quelques centaines de mètres de la résidence officielle du Premier ministre, mais son cortège n’a pas pu rejoindre la manifestation de ses adversaires politiques. Après le rassemblement, la police a annoncé l’arrestation de 16 membres de « La Familia » pour « troubles à l’ordre public et violence sur officiers de police ».

À lire aussi : Israël: des manifestants anti-Netanyahu attaqués à Tel-Aviv

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