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Beyrouth: au moins 24 Français blessés, le parquet de Paris ouvre une enquête

Des gens courent se mettent à l'abri suite aux explosions dans la zone portuaire de Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020.
Des gens courent se mettent à l'abri suite aux explosions dans la zone portuaire de Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020. REUTERS/Mohamed Azakir
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le bilan s'alourdit, au Liban, au lendemain de la double explosion qui a ravagé la capitale Beyrouth. On dénombre 113 morts, des dizaines de disparus et au moins 4 000 blessés. Vingt-quatre Français ont été blessés dans les explosions dont trois sont dans un état grave, indique ce jeudi Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. La justice française a annoncé l'ouverture d'une enquête pour « blessures involontaires ».

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L'enquête a été ouverte par le pôle Accidents collectifs du parquet de Paris, au titre de sa compétence en matière de faits commis à l'étranger quand des Français figurent parmi les victimes. Les investigations sont confiées à la direction générale de la gendarmerie nationale.

Parmi les victimes françaises, l'architecte Jean-Marc Bonfils, installé au Liban où il avait pris part notamment à des projets de restauration de bâtiments détruits par la guerre, a annoncé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. « L'architecte français Jean-Marc Bonfils est décédé dans la terrible catastrophe de Beyrouth. Je rends hommage à son oeuvre majeure, telle la restauration d'immeubles patrimoniaux détruits par la guerre du Liban. La France et le Liban sont unis dans le chagrin de sa mort », a annoncé la ministre, dans un message publié dans la nuit de mercredi à jeudi sur son compte Twitter.

Ce jeudi, Emmanuel Macron est attendu à Beyrouth où il rencontrera son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab, au moment où la France a affiché sa solidarité et envoyé des personnels et du matériel pour venir en aide aux autorités libanaises.

Les deux énormes explosions de mardi ont provoqué des scènes de dévastation et de panique à Beyrouth, déclarée ville « sinistrée ».

Le gouvernement libanais a pointé du doigt une cargaison de nitrate d'ammonium stockée « sans mesures de précaution » dans le port.

À lire aussi : Explosions à Beyrouth: «Il y a des responsables, il y a certaines négligences»

(Avec AFP)

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