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Explosions à Beyrouth: la communauté internationale propose son aide au Liban

Une équipe cynophile de recherche et d'assistance envoyée par la République Tchèque s'apprête à partir à Beyrouth, le 5 août.
Une équipe cynophile de recherche et d'assistance envoyée par la République Tchèque s'apprête à partir à Beyrouth, le 5 août. REUTERS/David W Cerny
Texte par : RFI Suivre
8 mn

Alors que le Liban tente de gérer les dégâts de la double explosion survenue à Beyrouth mardi 4 août, des messages de soutien affluent du monde entier. Les dirigeants continuent à proposer l’envoi d’aide à ce pays, déjà ravagé par l’une des plus graves crises économiques de son histoire. Parmi eux, les États-Unis, le Qatar, la France, l’Iran… et même Israël, pays ennemi et avec lequel le Liban est officiellement en état de guerre.

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Des scènes apocalyptiques règnent à Beyrouth mercredi 5 août, au lendemain de la double explosion qui a fait au moins 113 morts, 4 000 blessés et de nombreux disparus, selon un dernier bilan communiqué en fin de journée ce mercredi.

Alors que les secouristes tentaient de retrouver des victimes dans les ruines fumantes du port de Beyrouth, au milieu des immeubles éventrés, de nombreux pays ont exprimé leur solidarité avec le peuple libanais et offert leur aide aux autorités. Cela après que le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a lancé un « appel urgent à tous les pays amis et les pays frères ».

La France, l'ancienne puissance mandataire, a été parmi les premières à réagir, déclarant être aux « côtés du Liban ». Le président français Emmanuel Macron l’a promis dès mardi soir, un détachement de la sécurité civile (55 personnes, 15 tonnes de matériels) et six tonnes de matériel sanitaire, ainsi qu'une dizaine de médecins urgentistes seront acheminés dès mercredi par deux avions militaires, a précisé l'Élysée. Un poste sanitaire mobile est également prévu. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part annoncé l'envoi d'un troisième avion d'assistance humanitaire mercredi pour Beyrouth. Le Premier ministre Jean Castex réunit ce mercredi à 16h l'ensemble des ministres concernés pour coordonner l'aide. Emmanuel Macron sera, lui, au Liban jeudi pour « rencontrer l'ensemble des acteurs politiques ».

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Les États-Unis « prêts à aider »

« Les États-Unis se tiennent prêts à aider le Liban », a annoncé le président américain Donald Trump lors d'un point de presse à la Maison Blanche, quelques heures après l'explosion. Le milliardaire a toutefois ajouté que « cela ressemble à une terrible attaque ».

Pourtant, plusieurs responsables libanais, notamment la ministre de l’Information Manal Abdel Samad dans un entretien à RFI, semblent écarter la thèse d’un attentat.

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Grand allié de Washington et des dirigeants sunnites libanais, l’Arabie saoudite a également proposé un envoi.

L’Iran a emboîté le pas. « L'Iran annonce qu'il est prêt à envoyer une aide médicale au Liban et propose également des soins pour les blessés et toute autre assistance médicale nécessaire », a déclaré le président Hassan Rohani, selon la télévision publique. Téhéran est le principal soutien du Hezbollah, parti politique et puissant groupe armé chiite incontournable sur la scène libanaise.

En état de guerre avec le Liban, Israël propose de l’aide

Plus étonnamment, Israël a exprimé sa solidarité avec le peuple libanais et offert son aide aux autorités. Ce pays est pourtant l’ennemi historique du Liban, avec qui il est officiellement en état de guerre. Cela n’a pourtant pas empêché l’État hébreu de proposer une « aide médicale humanitaire » à son voisin, explique notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

La démarche israélienne a tout d’abord été annoncée par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, des postes occupés par des dirigeants de Bleu-blanc, mais elle a été reprise ensuite par le Premier ministre Benyamin Netanyahu.

« Nous partageons la souffrance du peuple libanais », a écrit sur Twitter le président israélien Reuven Rivlin. « Je transmets mes plus profondes condoléances aux habitants de Beyrouth », a pour sa part écrit le chef de l’opposition au Parlement, les deux s’adressant aux Libanais à la fois en anglais et en arabe.

Alors que les propositions d’aide affluent du monde entier, le Liban n’a pas encore formellement répondu à la proposition israélienne. Il est considéré peu probable qu’il accepte celle d’un pays avec lequel il interdit tout contact.

Le Qatar envoie des hôpitaux de campagne

Le président libanais Michel Aoun a aussi reçu un appel du président irakien, Barham Saleh, qui a assuré le Liban de la solidarité et offert de l'aider. Des pays du Golfe, dont certains ont des relations étroites avec le Liban en lui fournissant de l'aide financière, ont rendu hommage aux victimes. L'émir du Qatar a fait part de ses condoléances, selon l'agence de presse officielle QNA, qui a ajouté que des hôpitaux de campagne seraient envoyés au Liban.

Parmi les propositions, celle de Londres s’est également fait entendre : « Le Royaume-Uni est prêt à apporter son soutien de toutes les manières possibles, y compris aux ressortissants britanniques touchés », a tweeté le Premier ministre Boris Johnson. Des employés de l’ambassade britannique figurent parmi les blessés, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Les explosions vont « augmenter la gravité de la crise » au Liban

Le Canada également fait preuve de solidarité. « On est prêts à vous aider », a réagi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, sur Facebook et Twitter. « La Russie partage le chagrin du peuple libanais », a réagi le président russe, Vladimir Poutine, dans un télégramme de condoléances à son homologue libanais, Michel Aoun.

Pour le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, les explosions « vont malheureusement exacerber les difficultés du Liban et augmenter la gravité de la crise [...] traversée par le pays ».

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(Avec AFP)

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