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La solidarité s'organise entre Libanais pour venir en aide aux sinistrés de Beyrouth

Des volontaires nettoient les rues après l'explosion de mardi dans la zone portuaire de Beyrouth, au Liban, le 5 août 2020.
Des volontaires nettoient les rues après l'explosion de mardi dans la zone portuaire de Beyrouth, au Liban, le 5 août 2020. REUTERS/Mohamed Azakir
Texte par : RFI Suivre
5 mn

L'aide internationale commence à arriver au Liban, deux jours après les gigantesques explosions qui ont fait plus de 100 morts et des milliers de blessés.  Le président Emmanuel Macron est ce jeudi à Beyrouth, il rencontre son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab. La France a confirmé l'envoi de trois avions militaires d'assistance. En parallèle, la solidarité s'organise entre Libanais pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés.

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Rues jonchées de débris, immeubles en ruines, des quartiers entiers ont été dévastés. De nombreux jeunes se mobilisent pour aider au déblaiement ou pour distribuer des repas. Fouad Abou Nader a redirigé les forces de son association caritative, Nouress, vers ceux qui ont tout perdu. Monte Carlo Doualiya l'a joint à Beyrouth.  « Nous apportons une aide alimentaire d’urgence afin que les sinistrés puissent se restaurer pendant les premiers jours. Ensuite, on s’occupe de ceux qui ont perdu leur logement. On se coordonne avec les autorités afin de les héberger dans des écoles et d’autres endroits. Notre association dispose de bus et on transporte les familles dans des abris sûrs. »

Ecoutez le témoignage de Lina Hamdan: «Les secours s'organisent de la manière spontanée, beaucoup de gens aident et nous, Révolutionnaires du 17 octobre, nous avons mis en place une cellule de crise pour distribuer eau et nourriture»

Car l'urgence est d'abord de trouver un toit pour la nuit.

A la nuit tombée, le quartier de Mar Mikhael est plongé dans l’obscurité. De nombreux habitants sont partis, car leurs appartements sont inhabitables. Selon le gouverneur de Beyrouth, jusqu'à 300 000 personnes ont perdu leur logement suite aux explosions.

Le logement de Siham et de son mari est très endommagé, Siham a été blessée, mais pas question d’évacuer pour ce couple âgé, qui tient une épicerie. « Quand je suis revenue mardi soir de l’hôpital, j’ai passé la nuit sur une chaise, au magasin.. On ne peut pas laisser son magasin, son appartement derrière soi. On peut partir quelques jours se changer les idées, puis revenir. On ne sait pas ce qui peut arriver dans le quartier », raconte Siham à notre correspondante, Laure Stephan.

Des jeunes aident à déblayer des bouts de tôle sur le côté du magasin. Ils font partie de ces nombreux volontaires venus donner un coup de main hier… Certains appartiennent à des associations, d’autres sont venus spontanément, avec des amis. Une mobilisation que de nombreux jeunes entendent poursuivre, face aux besoins immenses.

Sur les réseaux sociaux, des centaines de particuliers proposent aussi des hébergements. Installé à Montréal, Mohammed El Najar, un jeune Libano-Canadien, organise par exemple l'accueil de sinistrés dans une maison familiale inoccupée à Beyrouth. « C'est une très grande maison, dit-il, donc on peut accueillir entre 10 et 12 familles. Pour l'instant j'ai trois familles exactement. Moi je ne peux pas avoir l'esprit tranquille et savoir que mon peuple a mal. On ne dort pas bien quand eux ils dorment pas bien. »

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