Coronavirus: comment l'OMS gère l'urgence depuis son centre opérationnel à Dubaï

Selon l'OMS, la demande mondiale a dépassé la capacité du secteur manufacturier à produire les équipements de protection contre le Covid-19 (illustration).
Selon l'OMS, la demande mondiale a dépassé la capacité du secteur manufacturier à produire les équipements de protection contre le Covid-19 (illustration). Karim SAHIB / AFP

Dans le monde, la pandémie de Covid-19 continue de progresser. Pour répondre à l‘urgence, le centre opérationnel et logistique de l‘OMS expédie quasi-quotidiennement des fournitures médicales aux pays les plus affectés par la maladie. En tête des bénéficiaires, le Yémen, l‘Afghanistan, la Syrie and ou encore la Libye. Mais ce centre basé à Dubaï, aux Émirats arabes unis, assiste le monde entier. Plus de 100 pays ont déjà bénéficié d‘une aide humanitaire depuis le début de la crise sanitaire.

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Avec notre correspondant à Dubaï, Nicolas Keraudren

C‘est une situation sans précédent. En seulement huit mois, l‘OMS a expédié depuis son centre opérationnel de Dubaï autant de cargaisons humanitaires qu‘en cinq ans. « Le principal défi pour nous est de répondre à l‘énorme demande de fournitures médicales, explique Robert Blanchard, le chef d‘équipe pour les opérations d‘urgence. À l‘heure actuelle, nous n‘avons pas assez de stocks pour répondre à la demande de tout le monde. »

La grande majorité de ces fournitures médicales - notamment des masques et des blouses de protection - est fabriquée en Chine. Elles sont ensuite acheminées jusque dans les entrepôts du centre opérationnel de l‘OMS à Dubaï, avant d‘être exportées vers les pays dans le besoin.

« La demande mondiale a dépassé la capacité du secteur manufacturier à produire ces équipements de protection, souligne le chef d‘équipe de l'OMS pour les opérations d‘urgence. Et d‘après ce que nous constatons, il y aura à l‘avenir un besoin continu en la matière. »

Éviter une trop grande dépendance à un seul fabricant

L‘organisation onusienne essaye donc de tirer les conséquences de la crise sanitaire. « Ceci met aussi en lumière la nécessité d‘établir des réserves de produits d‘urgence, poursuit Robert Blanchard. Ainsi, nous pouvons éviter une trop grande dépendance à un seul fabricant et diversifier la chaîne logistique. »

En plus du nouveau coronavirus, l‘OMS doit aussi continuer d‘apporter une réponse aux autres crises sanitaires comme les épidémies de choléra, de polio ou encore de malaria.

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