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Explosion à Beyrouth: la justice décide d'interroger des ministres anciens et actuels

Le port de Beyrouth endommagé après l'explosion, le 12 août 2020.
Le port de Beyrouth endommagé après l'explosion, le 12 août 2020. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président libanais Michel Aoun a estimé à 15 milliards de dollars le coût des dégâts de la double explosion qui a détruit une partie de Beyrouth, faisant 171 morts et 6 500 blessés. L’enquête se poursuit pour tenter de déterminer les responsabilités dans cette catastrophe.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

La justice a décidé d’élargir l’enquête au niveau politique, après avoir interrogé des fonctionnaires et des responsables des services de sécurité.

À partir de vendredi, le parquet va interroger des ministres, anciens et actuels, au sujet de la présence depuis 2014 au port de Beyrouth de 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, confisqués sur un navire en provenance de Géorgie battant pavillon moldave.

L'interrogatoire va commencer vendredi avec un ancien ministre des Travaux publics Ghazi Aridi, proche du leader druze Walid Joumblatt. La semaine prochaine, trois autres ministres au moins, dont l'actuel ministre démissionnaire des Travaux publics, seront entendus par les magistrats.

Des ministres des Finances ou de la Justice, anciens ou actuels, seront également convoqués.

Si la justice a ordonné la détention provisoire d’une vingtaine d’employés ou de fonctionnaires, dont les directeurs des douanes et du port, elle ne peut pas en faire de même avec les ministres.

Ceux-ci ne peuvent être jugés que par un Conseil spécial, chargé des poursuites contre les ministres et les présidents, formé par le Parlement. Un conseil spécial qui n’a jamais jugé personne.

Le mouvement de contestation réclame l’abolition de cette instance estimant qu’elle favorise la corruption car elle fournit une immunité aux ministres et aux présidents, qui ne peuvent pas être jugés par des tribunaux ordinaires.

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