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Territoires disputés

Les îles du golfe Persique: un contentieux ravivé par les ambitions idéologiques de Téhéran

Le territoire controversé d'Abu Moussa, dans le golfe Persique, le 12 mai 2012.
Le territoire controversé d'Abu Moussa, dans le golfe Persique, le 12 mai 2012. Fars News Agency / Creative commons
Texte par : Ehsan Manoochehri
17 mn

Lorsque à la fin des années 1960, le gouvernement britannique décide de mettre fin à son protectorat sur la côte de la Trêve, le Shah d’Iran affirme sa prééminence dans la région et « reprend possession » d'Abu Moussa, de la Grande et de la Petite Tomb, trois îles dans le golfe Persique. Trois îles aujourd’hui revendiquées par les Émirats arabes unis.

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Le président du Conseil de sécurité des Nations unies, le Sierra-Léonais Ismael Byne Taylor-Kamara, ouvre la séance du Conseil, tenue le jeudi 9 décembre 1971. Il est 15h30 à New York. Il déclare avoir été saisi pour examiner d’urgence « la situation qui s’est créée » dans le golfe Persique. Ainsi, dans un langage diplomatique, comme le veut l’usage, il fait allusion à l’occupation, dix jours plutôt, des trois îles du golfe Persique, Grande et Petite Tomb et Abu Moussa, par l’armée impériale iranienne. L’Iran avait toujours considéré que ces îles faisaient partie intégrante de son territoire et, par conséquent, ses opérations militaires à l’aube du 30 novembre ne constituaient que le juste retour des choses, alors que certains pays voisins, et surtout lointains, venaient réclamer leur retour à la souveraineté « arabe ».

Ce sont l’Algérie, l’Irak, la Libye et la République démocratique populaire de Yémen qui, en invoquant la solidarité arabe, avaient saisi le Conseil dans ce sens. L’émirat de Ras al-Khayma, au nom duquel Grande et Petite Tomb sont revendiquées, n’avait pas encore d’existence juridique internationale et l’émirat de Charjah avait adhéré ou s’était résigné à un accord de partage de souveraineté avec l’Iran sur Abu Moussa, contre une aide annuelle de trois millions de dollars, dépêchant même le frère de l’émir en personne pour accueillir les troupes iraniennes. À l’instar de Ras al-Khayma, l’émirat de Charjah et les cinq autres principautés qui allaient former les Émirats arabes unis, n’avaient pas encore non plus accédé à l’indépendance lorsque l’armée iranienne débarquait sur les trois îles. Ils étaient toujours sous protectorat britannique, bien que pour seulement deux autres jours.

Studio graphique FMM

Le Shah d’Iran qui, deux ans plutôt, avait renoncé à sa revendication sur Bahreïn, laissant cette emblématique « quatorzième province » d’Iran d’accéder à l’indépendance, était impatient d’affirmer sa prééminence dans la région et, avec l’aval des grandes puissances occidentales et la résignation de l’Arabie saoudite, s’était entendu avec Londres pour remplacer les troupes britanniques qui allaient quitter la côte de la Trêve avant la fin décembre 1971. Il n’avait pas dissimulé ses ambitions dès 1968, lorsque le gouvernement travailliste d’Harold Wilson avait évoqué sa volonté de ne plus maintenir les bases britanniques dans la région. Et Il avait prévenu l’ensemble des pays voisins et la communauté internationale de son intention de « reprendre possession » des trois îles et assurer la sécurité de navigation dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique, lorsqu’en mars 1971, le gouvernement conservateur d’Edward Heath avait confirmé le départ, à la date prévue, des forces britanniques.

À la réunion du Conseil de sécurité, les condamnations et diatribes des pays arabes « progressistes » alliés de l’Union soviétique sont autant adressées à l’Iran qu’à la Grande-Bretagne. Monsieur El-Shibib, le représentant de l’Irak, considère que l’occupation des trois îles est « une démonstration éclatante de la collusion existant entre l’Iran et le gouvernement du Royaume-Uni en vue de transférer à l’Iran le rôle colonial que la Grande-Bretagne a joué dans cette région pendant plus de trois siècles ».

Le représentant d’Irak assure que ces îles « ont toujours été sous la juridiction arabe » ; celui de Yémen, Monsieur Ismail, affirme qu’elles doivent être considérées « comme étant le prolongement du continent arabe ». Monsieur Maghribi, le délégué libyen, au nom de « la position arabe » condamne « l’occupation des îles arabes […] par l’Iran » et celui d’Algérie, Monsieur Rahal, parle « des revendications […] des pays arabes », attribuant ainsi la souveraineté des territoires revendiqués à une représentation abstraite inconnue en tant que sujet du droit international.

Le représentant irakien rappelle que les prétentions iraniennes sur ces îles reposent sur « trois affirmations et suppositions principales » qui sont « les prétendus droits historiques, le fait de combler un prétendu vide politique et enfin la valeur stratégique de ces îles ».

Des droits historiques

Il est vrai que les deux parties évoquent « des droits historiques » sur les trois îles, mais aucune ne produit la preuve irréfutable de ses prétentions. Les cartes de l’une sont contredites par celles de l’autre, les extraits des traités historiques et géographiques contradictoires sont évoqués par l’une et l’autre et chacune, selon ses intérêts, remonte plus ou moins dans l’histoire, pour s’attribuer la souveraineté sur les territoires disputés.

Si les Iraniens évoquent la reconquête de la région du golfe Persique après le départ des Portugais par le Shah Abbas 1er en 1602, la partie « arabe » insiste, à raison, que les îles revendiquées par l’Iran se trouvaient sous l’autorité du cheikh de Lingeh de la famille Qassimi (ou Qawassim) régnant à Ras el-Kheymah. Le cheikh de Lingeh était cependant vassal du Shah d’Iran et lui payait tribut pour exercer son administration sur les îles.

Si pour le représentant iranien, Monsieur A. K. Afshar, « ces île étaient voisines de l’Iran », aux yeux du délégué d’Irak « en matière de droit international, la distance [n’avait] jamais justifier de telles revendications ».

Il est également vrai que le Shah d’Iran entendait combler « le vide de puissance » qu’allait créer le retrait des troupes britanniques de la région et d’assurer la sécurité de navigation dans le golfe Persique. La doctrine Nixon (de Guam) annoncée en juillet 1969, consistant à renforcer les ressources matérielles des pays alliés afin qu’ils puissent assumer leur propre défense lors d’éventuelles crises régionales, lui convenait parfaitement. Un programme de défense de plus d’un milliard de dollars a consolidé la puissance militaire du pays en prévision du retrait britannique et, comme l’écrivait le New York Times, le 25 juin 1971, « pour contrebalancer l’influence soviétique et les mouvements que les révolutionnaires arabes pourraient entreprendre dans le golfe Persique ».

« Manifestation de puissance militaire »

Pour assumer pleinement cette mission qu’il s’attribuait avec le soutien de ses alliés occidentaux, le Shah d’Iran estimait inéluctable que les forces de sécurité iraniennes puissent exercer librement leur autorité sur l’ensemble des îles situées à proximité des voies navigables. N’avait-il pas évoqué en octobre 1971, un peu plus d’un mois avant l’occupation des trois îles, la possibilité « pour un petit groupe d’hommes d’occuper [certaines positions stratégiques sur les îles] à l’aide d’un bateau et d’un bazooka [et] menacer la navigation dans ces eaux ? [Kayhan International, 23 octobre 1971].

Le représentant de l'Algérie rappelle à juste titre que « L’occupation iranienne est intervenue avant même la déclaration d’indépendance des Émirats » et celui des Émirats, Monsieur Pachachi, dont le pays venait d’être admis le matin même aux Nations unies, révèle que la « proclamation d’indépendance » de son pays avait été retardée car le gouvernement iranien avait prévenu qu’il « ne reconnaîtrait pas l’Union [des émirats] si le différend au sujet des îles n’était pas réglé ». Les Émirats arabes unis, les plus directement concernés par ce contentieux, ne s’étaient pas associés aux autres pays arabes et ne les avaient pas sollicité pour présenter ses « revendications » au Conseil de sécurité. Le délégué émirati, le plus modéré de tous dans ses propos, indique que le gouvernement iranien avait été informé que les Émirats arabes unis, une fois devenus État indépendant, pourraient négocier avec l’Iran et que « ces négociations seraient peut-être fructueuses, permettant de régler à l’amiable ce différend territorial ». Il déplore « le recours à la force et l’humiliation que cette manifestation inutile de puissance militaire a infligé aux populations du Golfe ».

Mais cette « manifestation de puissance militaire » semble ne pas avoir été « inutile » du point de vue iranien. Selon Pirouz Mojtahedzadeh, chercheur en géopolitique et professeur à École normale supérieure de Téhéran, « le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, savait pertinemment que le retour de Bahreïn à l’Iran n’était plus envisageable après plus d’un siècle et demi de séparation et il avait donc conditionné, dans ses négociations avec la Grande-Bretagne, son consentement à l’accession de Bahreïn à l’indépendance à la reconquête des trois îles par l’Iran. » Mais cette indépendance avait laissé un goût amer auprès d’une partie de la population d’Iran. Ce pays entendait remplacer l’empire britannique dans la région et cette démonstration de force, au moment où une dizaine de principautés allaient émerger sur la rive sud du golfe Persique, lui semblait le moyen le plus visible et peut-être le plus convainquant d’établir sa supériorité, d’autant plus que cela se faisait avec l’assentiment des pays occidentaux.

D’ailleurs, le représentant d’Iran au Conseil de sécurité ne tente même pas d’étayer trop d’arguments ou de produire d’autres preuves qu’une carte, vivement déniée quelques minutes plus tard. Il semble convaincu que pour les protestataires, le Conseil n’est qu’une scène d’exhibition diplomatique fugace où il vaut mieux contempler et se livrer au jeu. L’assurance venait plutôt du fait que la cause était déjà entendue avec les Britanniques.

Le Royaume-Uni accusé de trahison

Ce n’est pas sans raison que devant le Conseil de sécurité des Nations unies, les pays arabes contestataires s’en prennent plus violemment au Royaume-Uni qu’au gouvernement iranien. Le représentant d’Irak accuse l’empire britannique de « perfidie, sabordant et semant discorde et l’hostilité », car « L’Iran a […] réglé sa revendication par la force juste avant que les traités de protection de la Grande-Bretagne avec les Émirats sous régime de traité prennent fin ». « Dans ces conditions, renchérit le délégué du Koweït, Monsieur Bishara, la responsabilité de la Grande-Bretagne de protéger l’intégrité territoriale des Émirats n’a pas été honorée bien que les traités n’aient pas été abrogés. » Le représentant de la Libye, le plus véhément avec celui de la République démocratique populaire de Yémen, indique que « la Grande-Bretagne a violé les traités qu’elle avait imposés elle-même aux cheikhats du golfe Arabique » montrant ainsi « sa véritable nature, d’ailleurs connue du monde entier depuis des siècles, [celle de] diviser pour régner, hypocrisie, trahison et massacres ».

Le représentant du Royaume-Uni au sein du Conseil de sécurité, Sir Colin Crowe, souhaite « placer cette question dans son contexte ». Il précise que dès les premières décisions prises à la fin des années 1960 et au début de la décennie suivante pour retirer les forces britanniques du golfe Persique, « le principal souci » de son gouvernement « avait été de veiller à ce que la stabilité, que notre présence dans la région avait contribué à maintenir pendant près de 150 ans, persiste après notre départ ». Pour le gouvernement britannique, « deux conditions importantes s’imposaient pour que ce but soit atteint : d’abord, que les neuf États intéressés […] dont la plupart étaient trop petits pour être politiquement et économiquement viables à eux seuls, parviennent à s’unir en une fédération ou une union groupant de préférence les neufs États protégés, et, ensuite, que les divergences territoriales subsistant dans la région » soient réglées. Il rappelle que le premier objectif a été pleinement réalisé, puisque Bahreïn et Qatar, après avoir proclamé leur indépendance sont devenus des pays membres des Nations unies et que six autres ont formé les Émirats arabes unis en exprimant son espoir que le septième, Ras al-Khayma, s’y joindra sous peu.

Sir Colin Crowe rappelle surtout que le deuxième objectif « a également été réalisé en grande partie » lorsque « le Shah d’Iran a renoncé aux revendications de son pays sur Bahreïn, revendications qui avaient longtemps fait obstacles à l’amélioration des relations arabo-iraniennes ». Il indique que des quatre îles faisant l’objet des prétentions rivales des émirats arabes et l’Iran, « la plus importante, et de loin, était Bahreïn, avec une population de plus de 200 000 habitants ». La deuxième île pour laquelle « un règlement concerté a fini par être réalisé, était Abu Moussa, administrée par Charjah, avec une population de quelque 800 habitants ». Selon cet accord, « aucune des parties n’a renoncé à revendiquer l’île, ni reconnu la revendication de l’autre. Il était convenu que des forces iraniennes seraient mises en place sur l’île. Un détachement est déjà arrivé dans l’île et a été salué par les représentants du gouvernement de Charjah ».

Les deux autres îles faisant l’objet d’un contentieux, la Grande Tomb et la Petite Tomb « celle-ci inhabitée et celle-là ne comptant que 150 habitants environ […] sont proches du littoral de l’Iran qui les revendique depuis longtemps ». Sir Colin Crowe regrette « vivement qu’il n’ait pas été possible de parvenir à un règlement négocié » sur ces îles, mais précise que « la fin de la position et des responsabilités spéciales du Royaume-Uni à l’égard du Golfe a exigé que l’on mette en balance les revendications contradictoires d’États voisins et que l’on tienne compte des réalités ». C’est au nom de ces réalités que le gouvernement britannique considère que « ce résultat représente une base raisonnable et acceptable pour la sécurité future de la région ».

« La diplomatie silencieuse »

Même si certains États arabes interviennent de nouveau pour exprimer des « opinions extrêmes », comme les avaient qualifiées Sir Colin Crowe, sur proposition de la Somalie, « l’examen de la question » est remis à plus tard pour « permettre à la diplomatie tranquille de s’exercer ». La séance du Conseil est levée à 19h55.

Cette « question » semble n’avoir provoqué qu’une « amertume éphémère » entre l’Iran et les Émirats arabes unis et « la diplomatie silencieuse », évoquée par le représentant de la Somalie lors de la réunion du Conseil de sécurité, semble avoir rapidement dissipé les tensions entre les deux pays. L’Iran impérial a reconnu l’État nouvellement créé et les relations entre les deux pays se sont très rapidement normalisées. La situation créée par l’intervention iranienne est implicitement consentie jusqu’à l’avènement en Iran de la République islamique en 1979.

Les visées révolutionnaires des nouveaux maîtres de Téhéran et la guerre qui s'ensuivit avec l’Irak à partir de septembre 1980 exacerbent les tensions entre l’Iran et ses voisins sunnites. La « question » des îles du golfe Persique ne surgit cependant pas de manière aigüe. Même si ce contentieux est régulièrement rappelé dans les communiqués du Conseil de la coopération du Golfe, cette évocation relève plutôt d’une rhétorique sans conséquence.

L'accroissement des tensions

Mais, en avril 1992, les autorités iraniennes empêchent un groupe de ressortissants étrangers employés de l’école, du centre médical et de la centrale électrique des Émirats d’entrer à Abu Moussa. Kamal Kharazi, alors représentant de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies déclare que « des personnes qui ne sont pas résidents à Abu Moussa n’ont pas le droit de séjour sur cette île » et le ministre iranien des Affaires trangères, Ali Akbar Vélayati, affirme que « l’accord de 1971 prévoyait uniquement aux ressortissants de l’émirat de Charjah, le droit de séjour à Abu Moussa ». Quatre mois plus tard, les responsables iraniens empêchent de nouveau une centaine d’employés étrangers d’accéder à l’île. La tension s’accentue entre les deux pays, lorsque, le 18 septembre 1992, Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, président de République annonce que les autorités iraniennes ont arrêté un certain nombre de ressortissants étrangers en possession d’armes se rendant illégalement sur l’île d’Abu Moussa.

Le 11 avril 2012, Mahmoud Ahmadinejad, alors président de la République, se rend sur l’île inaugurant une série de visites effectuées par des parlementaires et différents autres responsables. La visite d’Ahmadinejad est considérée par les Émirats comme une provocation inacceptable et « une violation flagrante de [sa] souveraineté et de [son] intégrité territoriale ». Cette montée de tension constitue un tournant sur cette question, puisque désormais les dirigeants des Émirats arabes unis, mais aussi d’autres pays arabes revendiquent la souveraineté des EAU non seulement sur l’île d’Abu Moussa, mais aussi sur les Grande et Petite Tomb. Cette revendication est reprise par le Conseil de coopération du Golfe qui entend rétablir « la vérité historique » sur les trois îles.

Aujourd’hui, Abu Moussa, la plus méridionale des trois îles, est habitée par environ 3 200 à 4 400 personnes, dont 450 à 750 Émiratis selon la saison. D’une superficie de 12 km², située à l’entrée du détroit d’Ormuz, elle est surtout occupée par les Gardiens de la révolution, mais aussi par l’armée iranienne. Cette île est équipée de système de défense anti-aériens, des chars, des missiles antinavires et d’autres armements et installations de défense. La police locale de Charjah y dispose également d’un poste de garde pour la protection de la population émiratie. Des vols réguliers et des liaisons par voies maritimes relient cette île au continent. L’émirat de Charjah assure également des moyens de transport maritimes pour sa propre population.

La Grande et la Petite Tomb sont deux îles situées dans l’est du golfe Persique à environ 12 km, l’une de l’autre. La Grande Tomb, d’une superficie de de 10,3 Km², est une île exclusivement militaire habitée par environ 350 personnes, tous soldats et fonctionnaires de l’État iranien et les membres de leurs familles. Elle est équipée d’un petit aéroport et d’une grande jetée. La Petite Tomb, d’une superficie de 2,1 Km², est située à l’ouest de la Grande Tomb. Elle est inhabitée, mais dispose de quelques fortifications et équipements militaires.

Le rapprochement annoncé entre les deux ennemis régionaux d'Iran,Israël et les Émirats arabes unis, et dans le contexte actuel d’extrême tension entre Téhéran et Washington sur fond d’une crise économique sans précédent en Iran engendrée par les sanctions américaines et la permanence d’une gestion hasardeuse, cette rivalité territoriale constitue potentiellement une source d’instabilité majeure pour toute la région.

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