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Liban: l'enquête sur l'explosion n'aboutira pas «très rapidement», dit le président Aoun

Le secrétaire américain Affaires politiques David Hale et l'ambassadrice américaine Dorothy Shea, sur le lieu de l'explosion à Beyrouth, le 15 août 2020.
Le secrétaire américain Affaires politiques David Hale et l'ambassadrice américaine Dorothy Shea, sur le lieu de l'explosion à Beyrouth, le 15 août 2020. REUTERS/Nabil Mounzer
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le président libanais Michel Aoun a déclaré samedi 15 août lors d’une interview à la chaîne française BFM TV que l'enquête sur l'explosion survenue le 4 août dans le port de Beyrouth ne pourra pas aboutir très rapidement et que l'aide internationale ira là où elle est nécessaire. Les pays occidentaux mettent la pression sur les autorités libanaises pour une enquête « transparente et crédible » dans la double explosion qui a fait, le 4 août, 172 morts, plus de 6 500 blessés et détruit une grande partie de Beyrouth.

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« Bien sûr, nous avons la volonté de faire aboutir l'enquête très rapidement. Mais nous avons découvert que la situation est beaucoup plus complexe, c'est-à-dire que l'enquête ne pourra pas aboutir très rapidement comme on le souhaitait », a déclaré Michel Aoun.

« J'ai demandé à ce que l'aide envoyée par les pays étrangers soit donnée exactement là où il y en a besoin », a ajouté le président libanais.

Michel Aoun a aussi indiqué que dans le cadre de l'enquête, toutes les hypothèses sur l'origine de l'explosion qui a tué 178 personnes et dévasté une partie de la capitale libanaise, restaient ouvertes.

L’enquête n’est pas internationale mais elle est internationalisée

Les pays occidentaux mettent la pression sur les autorités libanaises pour une enquête « transparente et crédible » dans la double explosion qui a fait, le 4 août, 172 morts, plus de 6 500 blessés et détruit une grande partie de Beyrouth. Le FBI américain se joint dimanche aux enquêteurs, qui sont déjà secondés par des experts de plusieurs pays, dont la France, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

Dimanche, une équipe du FBI américain se joint aux enquêteurs afin que toutes les réponses soient fournies aux Libanais, selon les propos du secrétaire d’État adjoint américain pour les Affaires politiques, qui se trouve à Beyrouth.

Mais l’avis de David Hale semble fait. Selon le numéro 3 du département d’Etat, cette « tragédie », comme il l’a appelé, est le résultat « des décennies de mauvaise gestion et de corruption ». Il a même désigné les coupables, en affirmant que « tous les responsables assument une part de responsabilité ».

L’enquête se poursuit lundi sous la direction d’un juge d’instruction doté de pouvoirs spéciaux, puisqu’il est en même temps le procureur d’un tribunal pénal d’exception, la Cour de Justice, dont les verdicts sont sans appels.

L’enquête n’est pas internationale mais elle est internationalisée. Dans le sens où des experts de plusieurs pays y contribuent. Les Français sont, jusqu’à présent, les seuls à travailler avec la justice, alors que les Russes collaborent avec l’armée libanaise, sur des questions techniques.  

Vingt-cinq personnes ont été inculpées, dont 19 sont sous les verrous.
Lundi, le juge d’instruction commence l’interrogatoire des ministres des Travaux publics, des Finances et de la Justice, qui se sont succédé depuis 2014.
 

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