Accéder au contenu principal

Bande de Gaza: tensions entre le Hamas et Israël, tandis que les négociations piétinent

Les ballons remplis de matières inflammables envoyés depuis Gaza sur le territoire israélien, sont une façon pour le Hamas d'imposer des négociations à Israël (Photo d'illustration).
Les ballons remplis de matières inflammables envoyés depuis Gaza sur le territoire israélien, sont une façon pour le Hamas d'imposer des négociations à Israël (Photo d'illustration). REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Cela fait deux semaines que les tensions ont repris autour de la bande de Gaza. Des militants liés au Hamas au pouvoir dans cette enclave palestinienne, envoient quotidiennement des ballons incendiaires vers le territoire israélien. En réponse, l'armée bombarde toutes les nuits des positions présentées comme paramilitaires dans le territoire.

Publicité

De notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Ce type de confrontation contenue s'est développé depuis le début de la Marche du Retour, un mouvement de protestation lancé dans la bande de Gaza en mars 2018 pour réclamer la levée du blocus imposé par Israël et l'Égypte à l'enclave palestinienne.

Les envois de ballons incendiaires, parfois accompagnés de tirs de roquettes, sont une façon pour le Hamas d'imposer des négociations à Israël. En retour, Israël affiche sa fermeté mais veut éviter une escalade.

Les Égyptiens et l’ONU comme médiateurs

Comme à chaque fois, les services de renseignement égyptiens, aidés de l'ONU, jouent le rôle d'intermédiaires entre les deux parties. Une délégation s'est rendue à Gaza ce lundi. Mais pour l'heure, les négociations piétinent et le bras de fer se prolonge.

Cette délégation aurait proposé un prolongement de six mois de l'aide financière du Qatar à l'enclave palestinienne. Mais le Hamas veut obtenir des mesures fortes d'allègement du blocus : l'octroi de plus de permis de travail en Israël pour des Gazaouis ou la construction d'une nouvelle ligne de distribution d'électricité.

Pour le gouvernement israélien, satisfaire à ces demandes serait céder face à la pression d'un groupe considéré comme terroriste. Pour l'heure, les discussions n'aboutissent pas et en mesure de rétorsion, Israël a renforcé son blocus.

Les Gazaouis n'ont désormais plus que quatre heures d'électricité par jour. En réponse, des groupes armés palestiniens menacent de viser des centrales électriques israéliennes.

►À lire aussi : Gaza: nouvelles frappes israéliennes en représailles à des ballons incendiaires

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.