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Syrie: entre le coronavirus et la malnutrition, les ONG craignent le pire

Un médecin syrien vient en aide à des enfants au camp de Dana, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, le 26 juillet 2020.
Un médecin syrien vient en aide à des enfants au camp de Dana, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, le 26 juillet 2020. Ibrahim Yasouf/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les médecins l'ont annoncé lundi 17 août : les territoires sous contrôle du régime syrien ont connu une hausse des décès et des cas de contamination au coronavirus parmi les soignants, en particulier dans les hôpitaux de Damas. Depuis près de deux semaines, ils sont nombreux à s'inquiéter d'une explosion du nombre de patients atteints par la maladie. Et en plus du virus, la malnutrition fait aussi beaucoup de mal à une population déjà très éprouvée.

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Dans le camp de déplacés d'Al-Hol, au nord-est de la Syrie, huit enfants de moins de 5 ans sont morts ces derniers jours. Ils comptent parmi les symboles de la grave crise sanitaire en Syrie, où l'épidémie de Covid-19 rebondit actuellement. Amjad Yamin, de l'ONG « Save the children », sur place, est alarmiste. Car le nouveau coronavirus n'est pas le seul fléau auquel les Syriens doivent faire face : « Ce que nous constatons aujourd’hui et qui nous inquiète beaucoup, c’est le taux important de malnutrition chez les enfants dans le nord-est de la Syrie, et en Syrie en général. »

► À lire aussi : Entre coronavirus et crise économique, la dure vie des réfugiés syriens de Beyrouth

Baisse du pouvoir d'achat et difficultés d'approvisionnement

Selon Amjad Yamin, la malnutrition qui sévit chez les enfants s'explique par trois facteurs. D'abord, l'épidémie de Covid-19 bien sûr. Le monde entier est touché, mais dans cette région de Syrie, la maldie rend le travail humanitaire encore plus difficile.

Deuxième facteur : l'effondrement économique. « La valeur de la livre syrienne dégringole, ce qui affecte directement les familles. Elles voient leur pouvoir d’achat diminuer et ont du mal à s’approvisionner en biens de première nécessité », détaille-t-il. Selon un récent rapport de l'ONU, dans certaines zones, plus de 80% des familles ne peuvent se fournir en denrées alimentaires de base.

Enfin, le dernier facteur négatif concerne les négociations qui ont lieu autour des points de passage pour l'aide humanitaire. Ces points de passage « ont été réduits, et les ONG ont désormais du mal à atteindre la population sur place, ce qui rend la situation encore plus difficile », lâche Amjad Yamin.

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