Accéder au contenu principal

Coronavirus: le Liban reconfiné jusqu’au 7 septembre, après la recrudescence des cas

Personne portant des masques devant une banque endommagée par l'explosion du port de Beyrouth.
Personne portant des masques devant une banque endommagée par l'explosion du port de Beyrouth. REUTERS/Alkis Konstantinidis
5 mn

Les autorités libanaises ont décidé de reconfiner le pays à partir de ce vendredi 21 août et jusqu’au 7 septembre, après la hausse des cas de contamination au coronavirus depuis la double explosion du 4 août, qui a détruit une partie de Beyrouth. La barre symbolique des 10 000 cas, pour une population de 4 millions et demi d’habitants, a été dépassée.

Publicité

De notre correspondant à Beyrouth,

Un record de 605 nouveaux cas de coronavirus a été enregistré jeudi 20 août. La hausse exponentielle du nombre de personnes infectées inquiète les autorités sanitaires. Cette situation est d’autant plus alarmante que le secteur hospitalier, durement touché par la double explosion du 4 août, est au bord de la saturation.

Quatre hôpitaux de la capitale sont hors-service et les unités de soins intensifs sont remplies. Dans les milieux médicaux, on craint un scénario à l’italienne, avec des milliers de nouveaux cas et des dizaines de morts par jour. Pour permettre au secteur hospitalier et au personnel de santé de reprendre son souffle et de se réorganiser, les autorités ont décidé de reconfiner le pays.

Arrêt de l’activité pour la restauration et les loisirs

Des mesures très strictes ont été prises. Des pans entiers de l’économie, dont le secteur de la restauration et des loisirs, cesseront toute activité. Les rassemblements et les événements sociaux seront interdits. Un couvre-feu a été imposé de 18 heures à 6 heures.

Les régions de Beyrouth sinistrées par la catastrophe du 4 août et le secteur de la reconstruction sont exemptées de ces mesures. En ce premier jour du confinement, commerces, magasins et centres commerciaux sont fermés, mais la circulation est dense dans les rues de Beyrouth.

On peut sortir dans la rue si on a une raison valable. Les gens continuent à le faire. Mais tous les restaurants, les magasins, les usines, sont fermés. Dans les jours qui ont suivi l'explosion sur le port de Beyrouth, les gens n'en avait plus rien à faire du coronavirus. Ils se sont allés nettoyer les rues et manifester contre le pouvoir. Mais depuis, on enregistre un record de contaminations...

Témoignage d’Amir Karim, qui habite dans à l'Ouest de Beyrouth.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.