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Coronavirus: la crainte du pire dans la bande de Gaza

À Gaza, le le 1er septembre, des fonctionnaires palestiniens attendent de recevoir leurs salaires devant une banque lors du confinement décrété le 25 août dans le territoire.
À Gaza, le le 1er septembre, des fonctionnaires palestiniens attendent de recevoir leurs salaires devant une banque lors du confinement décrété le 25 août dans le territoire. REUTERS/Mohammed Salem
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Quatre-vingt-trois nouveaux cas de coronavirus ont été recensés à Gaza ce mercredi. L’enclave palestinienne compte désormais plus de 400 malades, la très grande majorité ayant été contaminée désormais hors des centres de quarantaine. Les autorités locales, les institutions internationales et les organisations non-gouvernementales sont toutes inquiètes face à l’évolution de la situation dans ce territoire sous blocus et au système de santé fragile.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Dans le nord de la bande de Gaza, là où se trouvent les principaux foyers d'infection, les déplacements sont désormais très restreints. Les autorités ont aussi ordonné de placer à l'isolement chaque personne testée positive.

« Nous devons isoler dans des structures spécifiques tous ceux qui sont infectés, même ceux qui n’ont pas de symptômes, expliquele docteur Abdelatif El Haj, directeur de la coopération internationale au sein du ministère de la Santé à Gaza. Et cela demande beaucoup de ressources. Mais pourquoi sommes-nous obligés de le faire ? Parce que nous n’avons aucune garantie qu’une personne à l’isolement à domicile ne contaminera pas les autres membres de sa famille. »

À Gaza, l’un des défis de la lutte contre le coronavirus est aussi l’indispensable coopération de nombreux acteurs : l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens qui administre près d’un tiers de la population, mais aussi les organisations non-gouvernementales qui apportent une aide médicale indispensable.

« La coopération se passe bien sur le terrain, assure Ayed Yaghi, le directeur du Comité palestinien de secours médical. Mais elle n’existe pas au niveau de la prise de décision. Nous ne participons pas au processus de décision. Cela reste uniquement une prérogative du ministère de la Santé. »

ONG et institutions internationales appellent notamment au lancement de campagnes de sensibilisation. Elles jugent que les gestes barrières n’ont pas suffisamment été adoptés par la population.

À lire aussi : À Gaza, le coronavirus commence à se propager et suscite l'inquiétude

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