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Meurtre de Jamal Khashoggi: un verdict final saoudien annule les cinq peines capitales

La fiancée du journaliste Jamal Khashoggi, lors du procès par contumace de 20 suspects saoudiens pour le meurtre du journaliste saoudien, le 3 juillet 2020 à Istanbul. (photo d'illustration)
La fiancée du journaliste Jamal Khashoggi, lors du procès par contumace de 20 suspects saoudiens pour le meurtre du journaliste saoudien, le 3 juillet 2020 à Istanbul. (photo d'illustration) Ozan KOSE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un tribunal saoudien a annulé, ce lundi 7 septembre, les cinq peines capitales prononcées en décembre 2019 pour le meurtre du journaliste critique du pouvoir Jamal Khashoggi. Dans ce verdict final, les huit accusés du crime sont finalement condamnés à des peines allant de sept à 20 ans de prison, selon l'agence officielle SPA.

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Alors qu’ils avaient été condamnés à la peine de mort en décembre 2019, « cinq prévenus ont été condamnés à 20 ans de prison et trois autres à des peines allant de sept à dix ans de prison », a indiqué l'agence de presse, citant les services du procureur général. Les trois derniers avaient déjà été condamnés à la prison.

Ce dernier jugement, qualifié de verdict final, intervient après que les fils de Jamal Khashoggi ont annoncé en mai « avoir pardonné » ses tueurs.

Les personnes condamnées n'ont pas été identifiées.

Collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien, après en avoir été proche, Jamal Khashoggi a été assassiné et son corps découpé en morceaux en octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il s'était rendu pour récupérer un document. Il était âgé de 59 ans au moment de sa mort et ses restes n'ont jamais été retrouvés.

Ce meurtre a plongé l'Arabie Saoudite dans l'une de ses pires crises diplomatiques et terni l'image du prince héritier Mohammed ben Salmane. Surnommé « MBS », il avait été désigné par des responsables turcs et américains comme le véritable commanditaire du meurtre.

Procès opaque, au verdict critiqué par des ONG

Après avoir nié l'assassinat, puis avancé plusieurs versions des faits, Riyad a affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens qui auraient agi seuls et sans recevoir d'ordres de leurs dirigeants.

La justice saoudienne s'est elle-même saisie de l'affaire. À l'issue d'un procès opaque, cinq Saoudiens avaient été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison pour l'assassinat, sur un total de 11 personnes inculpées. Les trois autres avaient été « blanchies ».

Ce verdict prononcé en décembre 2019 avait été critiqué par les organisations internationales de défense des droits de l’homme.

Procès en Turquie

Par ailleurs, la justice turque a commencé début juillet à juger par contumace 20 Saoudiens, dont deux proches du prince héritier, l'ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l'ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri. Ils avaient été identifiés comme les commanditaires du meurtre.

Le premier a fait l'objet d'une enquête en Arabie saoudite mais n'a pas été inculpé « en raison de preuves insuffisantes » et le second, mis en accusation, a été acquitté pour les mêmes motifs, selon le parquet saoudien. Les deux hommes ont été officiellement évincés du cercle politique du prince hériter.

(Avec l’AFP)

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