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Les États-Unis sanctionnent deux ex-ministres libanais pour corruption et soutien au Hezbollah

Cette photo prise le 23 mai 2018 montre le ministre des Finances Ali Hassan Khalil arrivant au Parlement dans la capitale libanaise, Beyrouth.
Cette photo prise le 23 mai 2018 montre le ministre des Finances Ali Hassan Khalil arrivant au Parlement dans la capitale libanaise, Beyrouth. ANWAR AMRO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les États-Unis ont imposé ce mardi des sanctions contre deux anciens ministres, membres de partis de la majorité parlementaire, accusés par le département du Trésor américain d’avoir « trempé dans des affaires de corruption qui ont bénéficié au Hezbollah ».

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Les deux personnalités sanctionnées par le Trésor américain sont des figures connues au Liban et appartiennent à deux partis alliés du Hezbollah. Ali Hassan Khalil, ancien ministre des Finances, est le plus proche adjoint du président du Parlement, Nabih Berry, qui dirige le Mouvement chiite Amal. Youssef Fenianos, ex-ministre des Travaux publics, est un proche de l’ancien député Sleiman Frangié, un leader maronite du Nord-Liban, allié du Hezbollah et ami personnel du président syrien Bachar al-Assad.

La décision américaine de sanctionner ces deux personnalités constitue un tournant. C’est la première fois que des responsables de ces deux formations, membres de la majorité parlementaire et qui font partie de tous les gouvernements, sont visés. Le communiqué du Trésor américain accuse les deux ex-ministres d’avoir « fourni un soutien matériel au Hezbollah et de s’être livrés à des actes de corruption ».

Les deux personnalités ciblées par les sanctions ou les partis à qui ils sont affiliés n’ont pas réagi dans l’immédiat. Mais les réseaux sociaux se sont enflammés entre partisans et opposants à la mesure de Washington. L’homme d’affaires Bahaa Hariri, qui dispute à son frère l’ex-Premier ministre Saad Hariri le leadership de la communauté sunnite, s’est félicité de la décision américaine. « Tous les corrompus et les soutiens du terrorisme et des milices armées qui ont provoqué l’effondrement du Liban devront payer », a-t-il écrit sur Twitter. A l’inverse, l’ex-ministre Wiam Wahhab, proche du Hezbollah, a dénoncé des sanctions qu’il a qualifié d’« injustes » et de « politisées ».

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