Accéder au contenu principal
Reportage

En Cisjordanie, une rentrée scolaire compliquée pour les Palestiniens

Les élèves d'une école primaire gérée par les Nations unies alors que les écoles rouvrent progressivement. À Ramallah, le 6 septembre 2020.
Les élèves d'une école primaire gérée par les Nations unies alors que les écoles rouvrent progressivement. À Ramallah, le 6 septembre 2020. REUTERS/Mohamad Torokman
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans les Territoires palestiniens, après six mois de fermeture à cause de la pandémie de coronavirus, les écoles primaires rouvrent leur porte. Mais cette rentrée est bien différente des autres au moment où les infections au Covid-19 atteignent de nouveaux records, et quand la crise économique et budgétaire est de plus en plus compliquée à gérer pour l'Autorité palestinienne.

Publicité

Avec notre correspondante à Ramallah,  Alice Froussard

Il y a eu une première rentrée, ce dimanche, pour les élèves du primaire. Une autre est attendue dans deux semaines et si le virus ne se propage pas pour les lycéens et les collégiens.

Mais déjà à Ramallah, après quelques jours de cours, une école a dû fermer, à cause d'un cas de coronavirus détecté. Alors les filles d’Eyad et tous leurs camarades sont de retour à la maison. « Si on continue l’enseignement en ligne, c’est un problème selon moi. Ça n’apporte rien. Donc je pense que j’enverrai mes filles dans un institut privé pour étudier avec un professeur particulier. »

Mais en Cisjordanie, tous n’en ont pas les moyens. Et la plupart des Palestiniens ne peut pas non plus payer plus d'internet pour des cours en ligne.

► À lire aussi : La Cisjordanie, entre occupation et annexion

La rentrée est chaotique aussi pour les enseignants, précise Maryana Akram, professeur de sciences à Dura, au sud de la Cisjordanie. Et ce, malgré les  masques, les gants, le système de rotation et la distanciation.

« Malheureusement, tous les élèves ne prennent pas ces mesures au sérieux, et ils ne comprennent pas la dangerosité du virus, explique l'enseignante. L'autre problème, c'est qu'il n’y a pas d’argent. On est payé seulement la moitié de notre salaire par rapport à d’habitude. »

Car l’Autorité palestinienne est confrontée à une grave crise budgétaire depuis des mois. Les enseignants, comme d’autres fonctionnaires, n’ont reçu qu’occasionnelement leur salaire coupé de moitié.

À lire aussi : Coronavirus: la crainte du pire dans la bande de Gaza

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.