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Israël: un colon juif condamné à la perpétuité pour le meurtre de trois Palestiniens

Amiram Ben Uliel au tribunal de Lod, le 18 mai 2020.
Amiram Ben Uliel au tribunal de Lod, le 18 mai 2020. Avshalom Sassoni/Pool Photo via AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un colon israélien a été condamné ce lundi 14 septembre à la perpétuité pour le meurtre d'un bébé palestinien et de ses parents, décédés dans l'incendie criminel de leur maison en juillet 2015 dans le village de Douma, dans le nord de la Cisjordanie.

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Le tribunal de Lod (centre) avait reconnu en mai dernier Amiram Ben Uliel, 25 ans, coupable de l’incendie criminel de la maison de la famille Dawabsheh, de trois meurtres, d'une tentative d'homicide et de conspiration en vue de commettre un crime raciste.

En juillet 2015, le bébé de 18 mois Ali Dawabcheh a été brûlé vif dans son sommeil après le lancement de cocktails Molotov sur sa maison de Douma, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Son père Saad et sa mère Riham ont succombé à leurs brûlures dans les semaines suivantes. Seul son frère, Ahmed, alors âgé de quatre ans, a quant à lui survécu.

Lors de ses aveux, Ben Uliel, qui vivait au moment du crime dans une colonie en Cisjordanie occupée, avait affirmé avoir voulu venger la mort de Malachi Rosenfeld, un colon assassiné par balles par des Palestiniens, dans la zone du village de Douma.

Lundi, la cour a condamné le jeune homme à un total de trois peines cumulables et à de fortes amendes qu’il devra verser au seul survivant de la tragédie et à l’occupant d’une maison voisine qu’il avait également attaqué à coups de cocktails Molotov, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

« Ce résultat tragique ne provient pas d'un acte spontané mais préparé avec soin et mu par une idéologie extrémiste et par le racisme. L'accusé voulait la mort des habitants de la maison qu'il a incendiée uniquement car ils étaient des Arabes vivant à Douma », a affirmé la juge qui a été copieusement invectivée par les proches de l’accusé.

En mai 2019, un autre Israélien arrêté dans cette affaire a plaidé coupable pour participation à la préparation d'un « crime raciste ». Et en octobre dernier, la justice l'a condamné pour « appartenance à une organisation terroriste », en référence à un groupe de colons radicaux qui remettent en question l'autorité de l'Etat.

(Avec AFP)

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