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Accords Israël-Bahreïn-Émirats: Trump salue «la naissance d'un nouveau Moyen-Orient»

Les ministres bahreïni et émirati des Affaires étrangères avec Donald Trump et Benyamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 15 septembre 2020.
Les ministres bahreïni et émirati des Affaires étrangères avec Donald Trump et Benyamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 15 septembre 2020. REUTERS/Tom Brenner
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Israël a formellement signé à Washington ce 15 septembre des accords de normalisation avec deux pays arabes, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Ces accords avec les deux pays du Golfe ont été conclus récemment sous l’égide des États-Unis.

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« Après des décennies de divisions et de conflits, nous sommes témoins de l'aube d'un nouveau Moyen-Orient », a déclaré Donald Trump. Lors d'une cérémonie en grande pompe dans les jardins de la Maison Blanche, le président américain a vanté un « moment incroyable pour le monde », « incroyable pour la paix ». Les Emirats arabes unis et Bahreïn deviennent officiellement les troisième et quatrième pays arabes à signer des accords de normalisation avec Israël, rappelle notre correspondante à New York, Loubna Anaki.

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Benyamin Netanyahu a quant à lui salué « le début d'une nouvelle ère », adressant un « que la paix soit avec vous » en arabe à « tous les pays » qui s'engagerait sur le même chemin pour la paix dans la région. Des négociations en ce sens seraient d'ailleurs en cours et en bonne voix, à en croire Donald Trump, qui affirme que cinq à six autres pays arabes seraient prêts à signer des accords similaires très prochainement.

Pas de paix durable sans une solution à deux Etats

S'ils ont joué eux aussi le rôle joué par l'administration Trump dans ces accords, les ministres des Affaires étrangères des Emirats arabes unis et de Bahreïn ont insisté sur le fait que ces accords étaient un premier pas vers une paix dans la région, mais qu'elle ne pouvait être durable qu'avec une solution à deux Etats entre Israël et la Palestine.

« Ces accords nous permettent d’apporter un soutien encore plus fort au peuple palestinien pour réaliser son rêve d’un Etat indépendant dans une région stable et florissante », a déclaré le ministre émirien des Affaires étrangères Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane. Tout comme le chef de la diplomatie bahreini, il a remercié Benyamin Netanyahu d’« avoir choisi la paix et arrêté l’annexion des territoires palestinien ».

Pourtant, dans les détails des accords rendus publics uniquement après la signature, aucune mention précise d’un arrêt des annexions. 

Ces accords font beaucoup réagir côté palestinien. « Il n'y aura aucune paix, sécurité ou stabilité pour quiconque dans la région sans la fin de l'occupation et le respect des pleins droits du peuple palestinien », a ainsi assuré le président Mahmoud Abbas dans un communiqué. « Les tentatives pour contourner le peuple palestinien (...) auront de graves répercussions dont les Etats-Unis et l'occupation israélienne devront porter la responsabilité », a-t-il ajouté

Quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés devant la Maison Blanche, dénonçant un coup de poignard dans le dos. Des rassemblements ont également été organisés en Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza. Par ailleurs,  l'armée israélienne annonce que deux roquettes ont été tirées vers Israël depuis la Bande de Gaza.

Il faut se poser la question : pourquoi on en arrive-là ? Et je pense que l’autocritique est nécessaire. Je ne dirais pas que c’est uniquement la faute de l’Autorité palestinienne mais c’est aussi de sa faute si on en est arrivé là.

Leila Shahid, ancienne représentante de la Palestine en France et dans l’UE

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