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Les exactions attribuées au régime syrien se précisent au procès de Coblence

L'un des deux anciens officiers syriens jugés à Coblence. Ici, le 23 avril 2020.
L'un des deux anciens officiers syriens jugés à Coblence. Ici, le 23 avril 2020. Thomas Frey/dpa via AP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le premier procès d’exactions attribuées au régime syrien de Bachar el-Assad s’est ouvert au printemps à Coblence, en Allemagne. Pendant deux jours, l’avocat et défenseur des droits humains Mazen Darwish, qui a lui-même connu les prisons syriennes, a livré de nouveaux éléments.

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Un procès inédit se déroule depuis le mois d'avril dernier au tribunal de Coblence. Deux anciens officiers syriens arrêtés sur le sol allemand après avoir quitté leur pays y sont jugés au nom de la « compétence universelle ». Ils sont accusés de crime contre l’humanité pour des meurtres et des actes de torture.

A lire aussi : Ouverture du premier procès au monde sur les exactions commises par le régime Assad

Devant le tribunal, l’avocat et défenseur des droits humains Mazen Darwish a livré des documents obtenus, a-t-il expliqué, grâce à des fuites au sein du système sécuritaire syrien. « Nous avons communiqué au tribunal les coordonnées de quatre fosses communes dans la banlieue de Damas. Il y a aussi un rapport qui mentionne des personnes mortes alors qu’elles se trouvaient à la Division 251, avec des informations sur le nombre de corps et sur les chambres froides dans lesquelles ils ont été entreposés », indique-t-il à RFI.

La Division 251 est une branche des renseignements syriens. Selon des témoignages, de nombreux opposants y ont été détenus et torturés parfois jusqu’à la mort. Devant la justice allemande, Mazen Darwish a aussi évoqué son fonctionnement. « Parmi ces preuves, figure l’organigramme et la chaîne de commandement de la Division 251 avec les noms de 93 officiers et employés. »

Les deux accusés syriens jugés depuis avril à Coblence étaient en poste au sein de cette division. Selon Mazen Darwish, la responsabilité des exactions qui y ont été commises remonte au sommet de l’Etat syrien.

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