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Syrie: l'ONU dénonce les exactions commises à l'encontre des civils et des Kurdes

Des panaches de fumée s'élèvent du village de  Jabal al-Zawiya dans la région d'Idleb suite à un bombardement des forces gouvernementales syriennes, le 15 septembre.
Des panaches de fumée s'élèvent du village de Jabal al-Zawiya dans la région d'Idleb suite à un bombardement des forces gouvernementales syriennes, le 15 septembre. OMAR HAJ KADOUR / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie vient de rendre son 21e rapport. Il couvre les 6 premiers mois de 2020. La commission évoque de possibles nouveaux crimes contre l'humanité commis par les alliés de Bachar el-Assad. Mais aussi les exactions dans les régions kurdes contrôlées par la Turquie.

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Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

La commission s'est concentrée cette fois sur des régions qui ne sont pas au cœur des combats. C'est le cas des zones sous contrôle gouvernemental où les disparitions forcées, les tortures et les meurtres dans les lieux de détention, sont toujours érigés en politique d'État. La situation est dramatique également dans les zones rebelles où les civils sont devenus des cibles privilégiées.

« Le type d'attaques a changé, explique Hanny Megally, l'un des membres de la commission. On voit beaucoup plus d'attaques individuelles, des assassinats ciblés, des personnes enlevées en échange de rançon ou des attaques qui visent à réduire au silence des voix critiques... L'une des raisons, c'est la lutte à laquelle se livrent les groupes armés pour le contrôle d'Idleb, qui est la dernière province qui échappe encore au contrôle du gouvernement ».

La Turquie aussi visée

Mais le rapport insiste aussi sur les exactions commises en territoire kurde par les supplétifs syriens de l'armée turque. Coupables notamment, selon les rapporteurs, de pillages et de viols. Ils seraient en augmentation constante. La Turquie n'est pas directement accusée. Mais la commission laisse entendre qu'en laissant les mains libres aux milices qui lui sont liées, Ankara a failli à ses obligations au regard du droit international.

►À écouter aussi : Géopolitique, le débat - Syrie : 20 ans au pouvoir pour Bachar el-Assad

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