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Reportage

Israël se reconfine, un coup dur pour les différentes communautés religieuses

Désinfection du site de prière le plus sacré du judaïsme avant le Nouvel An juif, le 16 septembre 2020, à Jérusalem.
Désinfection du site de prière le plus sacré du judaïsme avant le Nouvel An juif, le 16 septembre 2020, à Jérusalem. REUTERS/Ronen Zvulun
Texte par : RFI Suivre
7 mn

C'est à 14h, ce vendredi 18 septembre, que le reconfinement va débuter en Israël. L’Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam, sera fermée pendant trois semaines. Un confinement aussi à quelques heures seulement de la fête de Rosh Hashana, le Nouvel An juif, pour éviter les rassemblements dans les lieux de prières et lors des repas familiaux. Un coup dur pour les différentes communautés. Reportages à Jérusalem.

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Dans une ruelle de Jérusalem, la sonnerie du shofar, la traditionnelle corne de bélier, annonce la nouvelle année. Un des moments forts de la fête de Rosh Hashana.

Cette année, c’est dans la rue que les répétitions se déroulent, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Pour la première fois de son histoire, la grande synagogue de Jérusalem comme d’autres grands centres de prières en Israël, n'accueilleront pas les célébrations du Nouvel An juif.

Pour limiter la propagation du virus, les autorités ont cependant mis en place un plan permettant aux fidèles de prier dans les synagogues en fonction de la taille de l'édifice. Mais dans nombre d’oratoires, les fidèles préfèrent limiter les risques. Les prières auront lieu en plein air malgré la chaleur.

« Tout d'abord, je pense que c'est un événement tragique, commente le député Yossi Tayeb du parti ultra-orthodoxe séfarade Shass. C'est une bonne chose qu'une partie des synagogues pourront rester ouvertes d'une manière restreinte, bien entendu. Aujourd'hui, on nous demande non pas de venir transgresser mais tout simplement de rester dans les consignes de manière restreinte. »

Et dans plusieurs villes à majorité ultra-orthodoxe, où les taux de contamination au Covid-19 sont montés en flèche ces derniers jours, les fidèles sont bien décidés à accueillir le Nouvel An comme les années précédentes, sans tenir vraiment compte des mesures barrières et du reconfinement.

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► À lire aussi : Coronavirus: Israël se reconfine pour au moins trois semaines

« Jérusalem est en train de mourir »

Dans la Vieille ville de Jérusalem, l'ambiance est morose, le calme est saisissant, indique notre correspondante sur place, Alice Froussard. Il n’y a déjà plus de touristes, il n’y aura plus non plus de fidèles si l’Esplanade des mosquées est fermée, déplore Bilal, un marchand de textile : « Même si on a eu des intifadas, même si on a eu des problèmes politiques, tout cela n’était jamais arrivé. Jérusalem est en train de mourir et elle pleure, et on est fatigués maintenant du coronavirus. On n'en peut plus ».

Car l’Esplanade des mosquées avait déjà fermé deux mois au début de la pandémie de coronavirus. Une première depuis l'occupation en 1967 et l'annexion par Israël de Jérusalem-Est. Mais le nombre de cas augmente sérieusement.

Et même si les fidèles apportent leur propre tapis de prière, gardent le masque, cela ne suffit pas, estime Fathi, un commerçant à côté de la porte des Lions. « Parce qu’on n'est jamais certain de qui rentre avec virus ou sans virus. Il va être infecté, sa famille aussi et les problèmes seront de plus en plus grands. Donc, je pense que c’est une sage décision pour que personne ne soit en contact avec d’autres et, à la fin, tout va rouvrir à nouveau. »

L’appel à la prière, lui, sera maintenu pendant les trois prochaines semaines.

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C’est le WAQF, l’autorité religieuse en charge de l’esplanade et qui dépend du ministère jordanien des Affaires religieuses, qui a annoncé mercredi la fermeture de l'Esplanade des mosquées.

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