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Crise au Liban: le chef du Hezbollah rejette «les intimidations» et le ton de Macron

Des partisans du Hezbollah dans un café d'un quartier chiite de Beyrouth, au Liban, le 29 septembre 2020.
Des partisans du Hezbollah dans un café d'un quartier chiite de Beyrouth, au Liban, le 29 septembre 2020. RFI/Thibault Lefébure
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Moins de 48 heures après les sévères critiques adressées par Emmanuel Macron à la classe politique libanaise et plus spécifiquement aux partis chiites, le chef du Hezbollah a répondu dans la soirée du mardi 29 septembre au président français.

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De notre correspondant à BeyrouthPaul Khalifeh

Hassan Nasrallah a réaffirmé son soutien à l’initiative de Paris, réclamant la formation d'un gouvernement au Liban dans les plus brefs délais, mais a réclamé une « révision » du ton et du mode opératoire.

Le ton mesuré n’a pas masqué la colère contenue du chef du Hezbollah. Choisissant soigneusement ses mots, Hassan Nasrallah a adressé des critiques contre la forme et le fond du discours d’Emmanuel Macron, tout en réaffirmant son soutien aux efforts de la France pour aider le Liban à sortir de ses multiples crises. Cependant, l’initiative française ne doit pas « se transformer en mandat ou en tutelle », a-t-il prévenu.

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Hassan Nasrallah s’est défendu d’avoir empêché la formation d’un nouveau gouvernement, rejetant la responsabilité de cet échec sur les anciens Premiers ministres sunnites, Saad Hariri en tête. Derrière eux se tiennent, selon lui, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.

« Un procureur, un juge d’instruction, un wali »

Leur objectif est de s’emparer de la totalité du pouvoir au Liban, alors qu’ils ne représentent qu’une partie de la minorité parlementaire, a ajouté Hassan Nasrallah. Le chef du Hezbollah a reproché à Emmanuel Macron de se comporter comme « un procureur, un juge d’instruction, un wali, ou un gouverneur ». Il a rejeté, « les intimidations » et le « ton condescendant », et condamné les accusations de « trahison » lancées par le président français.

Quelques heures plus tôt, c’est le mouvement Amal qui a critiqué le président français. La formation chiite, dirigée par le président du Parlement, Nabih Berry, a exprimé sa « surprise » des accusations et des propos d’Emmanuel Macron.

Cela fait 30 ans que tout le monde pique dans la caisse, et Macron n’a rien remarqué ? Et ça serait seulement le Hezbollah ? S’il accusait tous les partis, chrétiens, les sunnites, les chiites de corruption, d’accord, mais franchement, notre parti n’est entré dans la vie politique qu’en 2005. Macron oublie des décennies de corruption et nous accuse seulement nous, c’est insensé.

[Reportage] Les partisans du Hezbollah réagissent aux déclarations de Macron

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