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Les Syriens des zones rebelles contre le déploiement turc en Azerbaïdjan

Des tanks azéris pris pour cible par l'armée arménienne au Nagorny Karabakh le 27 septembre 2020.
Des tanks azéris pris pour cible par l'armée arménienne au Nagorny Karabakh le 27 septembre 2020. Armenian Defense Ministry via AP

L’armée turque est déployée sur plusieurs fronts distincts : en Syrie, en Irak, en Méditerranée, en Libye. Selon l'Arménie, elle est désormais engagée sur un nouveau front : celui du Haut-Karabakh, aux côtés de l'Azerbaïdjan. Pour mener toutes ces guerres Ankara fait parfois appel à des supplétifs syriens comme en Libye, et ce serait le cas désormais dans le Caucase également. Mais ce dernier déploiement ne passe pas. La population syrienne des zones rebelles le juge inacceptable,  

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À Idleb, un militant de l’opposition syrienne qui requiert l’anonymat a assisté ces dernières semaines au recrutement par l’armée turque de jeunes Syriens. Il est catégorique, ses compatriotes sont déployés en ce moment en Azerbaïdjan : « Il s’agit de 300 à 400 combattants syriens tout au plus ».

S’ils sont peu nombreux, c’est pour des raisons confessionnelles. Les Syriens des zones rebelles, des musulmans sunnites, refusent d’envoyer leurs enfants en Azerbaïdjan. « L’Azerbaïdjan est un pays chiite, et ceux qui nous font du mal ici en Syrie, ce sont des milices chiites alliées du régime. Il s’agit des Iraniens et du Hezbollah. Donc nous avons dit à ces jeunes qui voulaient s’enrôler pour l’Azerbaïdjan : vous voulez vraiment soutenir ceux qui nous tuent ? C’est un sujet sensible. Finalement, il n’y a que ceux qui ont besoin d’argent qui sont partis. »

Car la Turquie paye cash : 1 800 dollars par mois pour chaque combattant qui accepte de rejoindre ses rangs, confie ce militant de l’opposition.

De leur côté, les rebelles syriens alliés d’Ankara affirment n’avoir envoyé aucun combattant en Azerbaïdjan. Contacté par RFI, leur porte-parole Youcef el-Hmoud dénonce une campagne de désinformation.

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