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Iran: la chercheuse Fariba Adelkhah a été libérée temporairement

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah le 19 deptembre 2012.
La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah le 19 deptembre 2012. Thomas ARRIVE / Sciences Po / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'anthropologue franco-iranienne bénéficie d'une libération temporaire samedi 3 octobre, selon un communiqué de son avocat. Fariba Adelkhah avait été arrêtée en Iran en juin 2019. Elle a quitté la prison et a été placée sous bracelet électronique.

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Fariba Adelkhah n'est plus emprisonnée, mais elle doit rester à Téhéran. L'universitaire franco-iranienne a été libérée à titre temporaire, comme l'a confirmé son avocat à l'AFP. Fariba Adelkhah « a été relâchée avec un bracelet électronique. Elle est maintenant avec sa famile à Téhéran. On ne nous a pas encore (donné) une date pour son retour en prison, mais nous espérons que cette libération deviendra définitive », a déclare Me Saïd Dehghan.

Emmanuel Macron avait appelé à sa libération

Le 5 juin 2019, l'universitaire était arrêtée en Iran en compagnie de son compagnon, le chercheur Roland Marchal. Tous deux, soupçonnés d'espionnage et d'atteinte à la sécurité nationale, avaient ensuite été incarcérés à la prison d'Evin. Roland Marchal a été libéré en mars dernier, après neuf mois derrière les barreaux.

Fariba Adelkhah, elle, n'a pas bénéficié du même traitement. Au contraire, le 16 mai 2020, l'anthropologue âgée de 61 ans a été condamnée à deux peines : cinq ans pour « collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale » et un an pour « propagande contre le régime ».

L'état de santé de Fariba Adelkhah a suscité de vives inquiétudes ces derniers mois. Outre la pandémie de coronavirus qui touche durement l'Iran, la Franco-Iranienne a protesté contre sa détention en observant une grève de la faim d'une durée de 49 jours, entre décembre et février.

Le 5 juin 2020, jour du premier anniversaire de l'arrestation de Fariba Adelkhah, le président français Emmanuel Macron avait jugé « inacceptable » que celle-ci soit toujours emprisonnée. « Justice commande que notre compatriote soit immédiatement libérée », avait-il ajouté. L'Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, était resté sourd à cette demande. Un premier pas a été fait ce 3 octobre.

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