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Au bord de l'implosion, les prisons kurdes vont relâcher des jihadistes syriens

Des femmes et des enfants de jihadistes dans le camp d'Al Hol dans le Rojava le 3 juin 2019.
Des femmes et des enfants de jihadistes dans le camp d'Al Hol dans le Rojava le 3 juin 2019. AP Photo/Baderkhan Ahmad
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après avoir combattu le groupe État islamique dans le Rojava, dans le nord-est de la Syrie, les Kurdes annoncent remettre en liberté certains terroristes syriens, « les moins dangereux », détenus dans leurs prisons. La semaine dernière déjà, les autorités kurdes ont amnistié les familles syriennes des jihadistes.

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Pour les autorités kurdes, les jihadistes et leurs familles sont un véritable fardeau. Ce sont des dizaines de milliers de bouches à nourrir, des dizaines de milliers de personnes à soigner. Il leur faut donc trouver une solution.

« Les chefs de Daech, coupables de violentes attaques et d’attentats à la bombe, ne seront pas relâchés, explique Thomas McClure, militant étranger auprès des Kurdes de Syrie, au Centre d’information du Rojava. Il s’agit de remettre en liberté les membres de Daech de second ordre. Ceux dont le comportement a été exemplaire en prison et qui ne représentent plus aucun danger pour la société. Ceux-là seront libérés ».

Mieux gérer les jihadistes étrangers

Car les prisons kurdes sont au bord de l’implosion. Derrière les barreaux se trouvent également des milliers de jihadistes étrangers et notamment occidentaux. Problème : leurs pays d’origine ne souhaitent les rapatrier, ni eux, ni leurs familles détenues dans des camps.

« Dans les camps, comme Al Hol, aux côtés des familles de jihadistes étrangers, il y a ces familles syriennes qui ont eu des liens ou non avec Daech. Et le camp d’Al Hol est surpeuplé, détaille Thomas McClure. Donc l’idée est de relâcher ces familles syriennes afin que nous puissions mieux gérer les familles des jihadistes étrangers qui représentent une plus grande menace ».

Régulièrement, des mutineries éclatent aussi bien dans les camps que dans les prions du Rojava. Toutefois les autorités kurdes ne précisent pas la date de ces libérations, qui concernent également des détenus de droit commun.

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