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Reportage

Les Libanais célèbrent le premier anniversaire d'un soulèvement populaire inédit

Des milliers de Libanais ont défilé ce samedi 17 octobre à Beyrouth pour marquer le 1er anniversaire de la «révolution».
Des milliers de Libanais ont défilé ce samedi 17 octobre à Beyrouth pour marquer le 1er anniversaire de la «révolution». REUTERS/Aziz Taher
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Ce samedi, les Libanais célébraient une année de manifestations contre le pouvoir en place et la corruption des dirigeants. Ils étaient à nouveau des milliers à descendre dans la rue pour protester pacifiquement. Un anniversaire en grande pompe, alors que le pays continue de s’enfoncer dans une crise économique et politique profonde.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Noé Pignède

Un an après le début de la contestation populaire, l’espoir de faire tomber le pouvoir en place n’a pas quitté les manifestants.

Alors que le mouvement semblait s’essouffler ces derniers mois, la forte mobilisation de ce samedi redonne le sourire à cette militante de la première heure. « Avec le coronavirus, c'est de plus en plus difficile de descendre dans la rue donc du coup c'est très bien aujourd'hui, il y a vraiment beaucoup de monde, beaucoup plus que ce qu'on pensait. Ça veut dire que les gens n'ont pas oublié, qu'ils sont toujours là, qu'ils ont les mêmes demandes surtout. Ils vont rester dans la rue jusqu'à ce que ça change. Bien sûr j'ai de l'espoir, mais ça va prendre beaucoup de temps, je pense. »

Au son de chants révolutionnaires, le cortège se dirige vers le port. Pour tout le monde ici, la double explosion qui a frappé Beyrouth le 4 août dernier est devenue le symbole de l’incompétence du pouvoir en place.

Anthony Zaro a perdu trois de ses amis dans la déflagration. Aujourd’hui, il manifeste pour honorer leur mémoire. « Ils rêvaient d’un nouveau Liban, d’un pays meilleur, pour nos familles et nos futurs enfants et ils sont morts ici. Ils travaillaient au port et personne ne leur a dit de partir. Cette explosion est arrivée à cause de la corruption. Mon gouvernement a tué mes amis. Je ne quitterai jamais la rue, car si nous quittons la rue, ils seront morts pour rien. Notre rêve deviendra réalité. Ils ne peuvent pas tuer nos convictions. Notre rêve d’un nouveau Liban est toujours vivant. »

Mais Anthony le sait, la lutte sera longue : un an après le début du mouvement, le président Michel Aoun est toujours en place, l’ancien Premier ministre Saïd Hariri, lui, est aujourd’hui pressenti pour revenir aux affaires.

À lire aussi : Analyse/Liban: la contestation s’essouffle, la classe politique s’accroche 

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