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Liban: la presse sceptique après le retour de Saad Harriri à la tête du gouvernement

Saad Hariri, à niouveau nommé Premier ministre du Liban, ici au palais présidentiel pour rencontrer le président Michel Aoun, le 22 octobre 2020 à Beyrouth.
Saad Hariri, à niouveau nommé Premier ministre du Liban, ici au palais présidentiel pour rencontrer le président Michel Aoun, le 22 octobre 2020 à Beyrouth. AP Photo/Hussein Malla
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Saad Hariri doit entamer ce vendredi 23 octobre les consultations pour former un gouvernement, après sa nomination la veille comme Premier ministre. Il a dit vouloir former un cabinet de « spécialistes » pour une mission de six mois, dont l’objectif est de stopper l’effondrement financier au Liban. La presse semble douter ce vendredi de la formation rapide du gouvernement.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

Quelle que soit leur affiliation, de nombreux titres prédisent un grand marchandage. Al-Akhbar, quotidien de gauche proche du Hezbollah, ne mâche pas ses mots : Saad Hariri dit vouloir sortir le pays de l’effondrement « alors qu’il en est l’une des causes ». Pour ce journal, la formation du gouvernement ne sera pas facile, et il titre : « Putsch ou entente ? »

Al-Akhbar estime que Saad Hariri a deux options : soit il va chercher à marginaliser ses adversaires, au risque de devoir jeter l'éponge ; soit il cherchera une entente avec les différents blocs.

À l’opposé du spectre politique, le journal Nidaa el-Watan considère de son côté que les tractations vont révéler dans quelle mesure la France est « de nouveau impliquée » dans le marécage politique libanais. L'un des analystes politiques auxquels le Daily Star donne la parole est convaincu qu’il n’y aura pas de gouvernement au Liban avant les élections américaines, début novembre.

« Comme si le destin se moquait des Libanais »

Par ailleurs, la presse souligne le timing du retour de Saad Hariri : « Exactement un an après qu’il a été forcé de démissionner », écrit le Daily Star, en référence à la vague de protestation d’octobre 2019 contre la classe politique. Pour Nidaa el-Watan, c’est « comme si le destin se moquait des Libanais ». Le journal francophone L’Orient Le Jour juge que sa désignation a « un terrible air de déjà-vu ».

Les médias mentionnent encore l’adoption de nouvelles sanctions par Washington contre deux hauts responsables du Hezbollah. Ces mesures rentrent dans la stratégie de « pression maximale » des États-Unis contre l’axe pro-iranien. Impossible de séparer ce qui se passe au Liban du grand jeu de la politique régionale et internationale.

À lire aussi : Liban: «On peut s’attendre à une guerre de tranchées entre le président et Hariri»

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