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Droits de l’homme: des ONG israéliennes dénoncent l’attitude des autorités vis-à-vis de l’ONU

Israël n'a pas apprécié que les Nations Unies publient en février une liste de sociétés actives dans les colonies israélienne illégales.
Israël n'a pas apprécié que les Nations Unies publient en février une liste de sociétés actives dans les colonies israélienne illégales. REUTERS/Denis Balibouse
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Israël n’accorde désormais plus de visa aux employés du Haut-Commissariat aux droits de l'homme et les trois quarts des salariés étrangers de cette agence onusienne, présents dans le pays, ont dû partir ces derniers mois. Dans une lettre conjointe, 17 organisations israéliennes demandent au gouvernement de revenir sur cette décision.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

C’est l’une des conséquences du bras de fer engagé par Israël contre le Conseil des droits de l’homme de l’ONU après la publication, en février dernier, d’une liste de sociétés impliquées dans la colonisation israélienne en Cisjordanie : l'État hébreu omet depuis des mois d'accorder des visas aux membres du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. C'est ce qu'avait annoncé l'ONU à la mi-octobre.

Pour Israël, les contacts ont été « suspendus » et les autorités ne répondent plus à ses requêtes, pas même les demandes de visa. Mais l’organe onusien n’est pas le premier à être attaqué par le gouvernement israélien, estime Hagaï El-Ad, directeur général de B’Tselem, l’une des organisations signataires de la lettre.

Ce dernier souhaite que des pressions internationales soient exercées, dénonçant une réponse trop faible lors de l’expulsion d’Omar Shakir, le directeur du bureau de Human Rights Watch en novembre dernier : « Si vous le regardez du point de vue des autorités israéliennes, ce fut un succès : elles ont expulsé qui elles voulaient sans avoir de prix à payer. Alors pourquoi ne pas le refaire ? »

« Pendant des années, Israël a souffert d’un traitement discriminatoire et biaisé de la part du Conseil pour les droits de l’homme », affirme à RFI le ministère israélien des Affaires étrangères pour justifier sa décision.

Omar Shakir, directeur de recherches sur Israël et la Palestine à Human Rights Watch a été expulsé d'Israël en novembre 2019.
Omar Shakir, directeur de recherches sur Israël et la Palestine à Human Rights Watch a été expulsé d'Israël en novembre 2019. AP Photo/Sebastian Scheiner

Mais pour Hagaï El-Ad, le gouvernement veut empêcher le travail des défenseurs des droits humains : « Tous ces efforts font précisément partie de la stratégie du gouvernement qui espère que s’il arrive à taire ou délégitimer les critiques sur les droits de l’homme, alors il diminuera le risque que l’opinion publique internationale voit les injustices ici telles qu’elles sont. »

Le ministère des Affaires étrangères dit ne pas vouloir engager le dialogue avec ces organisations par médias interposés. Mais les signataires de la lettre n’ont pas reçu de réponse directe non plus pour l’instant.
 

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