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Reportage

Israël: le sort des demandeurs d'asile soudanais en question

Des demandeurs d'asile érythréens et soudanais manifestent à Tel Aviv, le 2 février 2014, pour demander de l'aide au gouvernement israélien (image d'illustration).
Des demandeurs d'asile érythréens et soudanais manifestent à Tel Aviv, le 2 février 2014, pour demander de l'aide au gouvernement israélien (image d'illustration). Guilhem Delteil/RFI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Soudan et Israël ont annoncé vendredi dernier qu’ils entamaient des négociations en vue de l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Les discussions devraient être entamées par les dossiers du commerce et de l’immigration. Des déclarations qui nourrissent l’inquiétude d’un peu plus de 6 000 demandeurs d’asile soudanais en Israël qui craignent de se voir rapatrier de force.

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Monim Haroun vit désormais dans un moshav, une communauté agricole, à la sortie ouest de Jérusalem. Ce jeune trentenaire a fui les violences au Darfour enfant et a ensuite vécu dans la région du Nil Bleu. Là, il s’est engagé politiquement contre le gouvernement d’Omar el-Béchir.

« Ils ont arrêté mon frère, ils ont arrêté beaucoup de mes amis parce qu’ils me cherchaient. J’ai compris que je ne pouvais plus rester. Donc je suis parti. C’était en 2012 », raconte Monim Haroun.

À son arrivée en Israël, comme beaucoup de ses compatriotes, Monim Haroun a passé plusieurs années en prison. Les Soudanais arrivés illégalement dans le pays sont appelés « infiltrés » par le gouvernement. Et les dirigeants de la droite ne cachent pas leur souhait d’utiliser cet accord en négociation pour obtenir le départ d’au moins une partie de cette communauté.

Ce qui révolte Monim Haroun, « c’est un déni complet du nettoyage ethnique, du génocide visant nos familles et nous-mêmes », estime-t-il.

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Comme plus de 5 000 Soudanais, Anouar Souleiman a déposé une demande d’asile. Depuis 7 ans, elle est restée sans réponse. Mais cet homme originaire du Darfour se veut confiant. « L’accord ne donne pas le droit à Israël de me renvoyer. Ce serait contraire au droit israélien, au droit international. Car les raisons qui me font craindre pour ma vie n’ont pas disparu. »

Les organisations de soutien aux demandeurs d'asile rappellent qu’Israël a obligation de statuer sur les requêtes de protection avant de pouvoir envisager une expulsion.

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