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Témoignage

Syrie: des geôles du régime à l'exil en Suède, l'impossible retour d'Omar Alshogre

Omar Alshogre s'exprime à Washington sur les crimes de guerre en Syrie, en mars 2020.
Omar Alshogre s'exprime à Washington sur les crimes de guerre en Syrie, en mars 2020. Samuel Corum / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis 2011, plus de cinq millions de Syriens ont fui la guerre et se sont exilés à l’étranger. Avec le soutien de la Russie, le président Bachar el-Assad organise depuis mercredi une conférence afin de « faciliter leur retour ». Aujourd’hui réfugié en Suède, Omar Alshogre est un miraculé. Il a passé plusieurs années dans les geôles du régime et notamment dans la redoutable prison de Saidnaya.

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Mineur à l’époque de son arrestation, Omar Alshogre est torturé, affamé, il subit les pires sévices derrière les barreaux. Alors revenir en Syrie, c’est juste inimaginable pour ce jeune homme aujourd’hui âgé de 25 ans.

« Nous serions bien stupides de rentrer en Syrie. Ce régime n’a pas changé ! Ses prisons politiques comme Saidnaya, ou la Branche 215, existent toujours. Ce sont des abattoirs où les gens se font écorcher ».

Omar Alshogre ne doit son salut qu’à un officier corrompu. Soudoyé par la famille du jeune homme, il réussit à le faire passer pour mort et l’exfiltre de la prison. Selon lui, cet appel de Damas pour un « retour des réfugiés », est une manœuvre politique.

« Le régime syrien souhaite redevenir fréquentable. Il souhaite rétablir ses relations avec la communauté internationale, parce qu’il agonise, il est isolé et son économie va très mal. Il n’a rien à offrir à ces réfugiés dont il souhaite le retour, si ce n’est la famine, la mort et la destruction. »

De ses années derrière les barreaux, Omar Alshogre garde des souvenirs vifs et aussi quelques photos prises après sa libération où il apparait squelettique. En prison, il était contraint de numéroter les cadavres de ses camarades morts sous la torture.

A lire aussi : Syrie: l'épineuse question du retour des réfugiés

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