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Égypte: la France «préoccupée» par l’arrestation d’un militant des droits de l’homme

Paris affirme avoir «un dialogue franc et exigeant avec l’Égypte» sur les droits de l'Homme, une question délicate sur place. Ici, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue égyptien Sameh Choukry, au Caire le 8 novembre 2020.
Paris affirme avoir «un dialogue franc et exigeant avec l’Égypte» sur les droits de l'Homme, une question délicate sur place. Ici, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue égyptien Sameh Choukry, au Caire le 8 novembre 2020. © Khaled Desouki, AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Coup de froid dans les relations franco-égyptiennes. Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé mardi 17 novembre « sa vive préoccupation » à l’arrestation de Mohamad Bachir, de l’Initiative égyptienne pour la promotion des droits personnels (EIPR) et deux autres militants des droits de l’homme, en Égypte. Alors que la France affirme avoir « un dialogue franc et exigeant avec l’Égypte » sur les droits de l'homme, Le Caire a rejeté le communiqué français.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a jugé la déclaration française comme « un non-respect de la souveraineté nationale » égyptienne et « une ingérence dans ses affaires intérieures ». Il a indiqué que l’arrestation du responsable de l’EIPR était due à la violation de la loi, l’organisation étant enregistrée comme société et non comme une ONG.

Face à extrême difficulté, voire l’impossibilité, d’obtenir le permis d’exercer, de nombreuses ONG se déclarent « société privée ».

La première arrestation, celle du responsable administratif de l’EIPR Mohamad Bachir, a eu lieu dimanche 15 novembre après la visite d’un groupe d’ambassadeurs au siège de l’organisation pour discuter de droits de l’homme.

Les arrestations suivantes ont eu lieu après la publication du communiqué de protestation du Quai d’Orsay, mardi 17 novembre. Des accusations de « diffusion de fausses informations » et « d’adhésion à une organisation terroriste » ont été formulées par le procureur de la Cour suprême de la sécurité de l’État.

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