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Egypte: les trois responsables d'une ONG des droits de l'homme maintenus en détention

Nasser Amin, avocat et membre de l'équipe de défense représentant Gasser Abdel Razek, le directeur exécutif de l'EIPR arrêté, lors d'un entretien avec Reuters au Caire, le 23 novembre 2020.
Nasser Amin, avocat et membre de l'équipe de défense représentant Gasser Abdel Razek, le directeur exécutif de l'EIPR arrêté, lors d'un entretien avec Reuters au Caire, le 23 novembre 2020. REUTERS - STAFF
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis le 13 novembre, trois responsables de l’Initiative égyptienne pour la promotion des droits personnels (EIPR), ont été incarcérés par les autorités égyptiennes. Lundi, Gasser Abdel Razek, le directeur exécutif de l’ONG, a été le seul à être entendu par le procureur de la Cour de la sûreté nationale. Ses proches espéraient une libération, mais il restera en détention au moins jusqu’à sa prochaine audition. 

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Avec notre correspondant au Caire,  Édouard Dropsy

En fin d’après-midi, les visages étaient crispés dans le centre commercial où attendaient la cinquantaine de militants et collègues de Gasser Abdel Razek. Après six heures d’attente, Negad El Robai, son avocat est revenu avec de mauvaises nouvelles : « Il a l’air d’être fatigué et il a l’air d’avoir froid ! Il dit ça : “ J’ai froid. Il fait trop froid et ils ne me donnent pas de vêtements. " Je pense que l’on va devoir attendre avant de parler de sa libération. »

Arrêté le 19 novembre, Gasser Abdel Razek est poursuivi avec deux autres de ses collègues pour  « diffusion de fausses nouvelles », « atteinte à la sûreté de l’État » et « appartenance à une organisation terroriste ». Et ceci après une réunion tenue avec  des ambassadeurs et des diplomates occidentaux au début du mois.

À lire aussi : Égypte: la France «préoccupée» par l’arrestation d’un militant des droits de l’homme

Pour Mohamed Lotfi, le directeur de l’ECRF, une autre ONG de défense des droits de l’homme, le message est double : « C’est un message aux ONG égyptiennes qui ont des relations avec l’étranger, que ce soit des diplomates, des journalistes, des chercheurs, etc.. Mais c’est aussi un message aux diplomates eux-mêmes pour leur dire "Ne croyez pas que le gouvernement accepte ce genre de rencontres ou que des pays partenaires parlent des droits de l’homme en Égypte ”. » 

Gasser Abdel Razek et ses collègues vont devoir encore attendre plusieurs jours ou semaines avant de savoir s’ils pourront être libérés.

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