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Lancement de la première liaison commerciale directe entre Israël et Dubaï

Les premiers passagers en provenance de Dubaï viennent d'atterrir à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Le 26 novembre 2020.
Les premiers passagers en provenance de Dubaï viennent d'atterrir à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Le 26 novembre 2020. REUTERS - AMIR COHEN
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux mois après la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël, la compagnie aérienne Flydubai a lancé, ce jeudi 26 novembre, les premiers vols directs vers Tel-Aviv. À terme, ce sont 28 vols hebdomadaires qui devraient relier les deux villes. De nombreux touristes israéliens sont notamment attendus dans l‘émirat pour Hanouka, la dernière fête du calendrier juif.

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Après les premiers vols officiels, la compagnie aérienne à bas prix Flydubai a lancé jeudi la première liaison aérienne directe entre les Émirats arabes unis et Israël, deux mois après la normalisation des relations entre les deux pays sous l'égide des États-Unis.

L'avion, qui avait décollé jeudi matin de l'aéroport international de Dubaï, s'est posé en fin de matinée à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, sous le regard satisfait du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. « C'est la réalisation d'un rêve », a déclaré sur place le chef du gouvernement israélien affirmant que les ressortissants israéliens et émiriens allaient pouvoir sous peu voyager d'un pays à l'autre « sans visa ».

« Nous changeons l'Histoire, et ce non pas en marchant mais en volant », a déclaré Benjamin Netanyahu, disant vouloir replacer le « Moyen-Orient au centre du monde » et en faire un « exemple » pour le reste de l'humanité avec ces accords de normalisation entre Israël et des pays arabes.

Des touristes et des hommes d'affaires

Les touristes ne seront pas les seuls à profiter des premiers vols directs entre Tel Aviv et Dubaï. De nombreux investisseurs israéliens devraient également affluer vers la capitale économique des Émirats arabes unis. Hamdan Al Kindi, un homme d‘affaires émirien, est enthousiasmé par ce nouveau marché. « Nous travaillons sur quelques dossiers, explique-t-il à notre correspondant à Dubaï, Nicolas Keraudren. Des banques israéliennes sont venues ici. Des restaurants casher ont déjà ouvert à Dubaï et à Abu Dhabi. De nombreuses entreprises touristiques israéliennes viennent également explorer les opportunités. Donc c‘est une situation gagnant-gagnant pour les deux pays et nous devons en tirer profit. »

Au lendemain de la signature de l‘accord de normalisation, cet entrepreneur avait d‘ailleurs créé une société de conseil destinée aux investisseurs israéliens.

Pour lui, cet accord avec Israël ne constitue pas une trahison des Palestiniens. « Premièrement, cela a stoppé les plans d’annexion. Ensuite, c’est bien pour les Palestiniens : pas mal d’arabes israéliens - qui sont des Palestiniens - sont ici à la recherche d’opportunités de business. Donc, eux aussi en profitent. »

Le président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, a, de son côté, déclaré à Abou Dhabi que l'accord avec Israël allait répondre aux « aspirations des peuples de la région de parvenir à la prospérité et au progrès ». « Nous avons toujours dû adapter notre politique à ce qui permet d'assurer la sécurité et la stabilité de notre État et de notre région », a déclaré le chef de l'Etat, cité par l'agence de presse officielle WAM.

Aux Émirats arabes unis, cet accord de normalisation n‘a pas été contesté. Dans cette monarchie absolue, les dissidents risquent la prison.

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