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REPORTAGE

Où en est l’aide financière pour le Liban?

Dans un pays en pleine crise économique et politique, les Libanais ne peuvent compter 
que sur l’aide internationale pour reconstruire la ville de Beyrouth, quatre mois après la double explosion qui a ravagé la capitale.
Dans un pays en pleine crise économique et politique, les Libanais ne peuvent compter que sur l’aide internationale pour reconstruire la ville de Beyrouth, quatre mois après la double explosion qui a ravagé la capitale. AP Photo/Felipe Dana
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Quatre mois après l’explosion qui a ravagé Beyrouth, les chefs d’État et représentants de la communauté internationale, réunis ce mercredi par visioconférence à l’initiative de la France, se penchent sur la survie du Liban. Le président Emmanuel Macron et Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, coprésident cette rencontre virtuelle, et effectueront un premier bilan des 250 millions d’aide d’urgence acheminés après le drame. Reportage dans la capitale libanaise.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,   Noé Pignède

« Là, nous sommes dans la cuisine. Par la fenêtre, vous pouvez voir le port, où il y a eu l’explosion », explique Ara Parserian, qui vit dans le quartier de la Quarantaine à Beyrouth, l’un des plus touchés par l’explosion. Dans un pays en pleine crise économique et politique, les Libanais ne peuvent compter que sur l’aide internationale.

De l’appartement d’Ara Parserian, il ne restait plus rien, ou presque. Plus de fenêtre, plus de meubles, plus d’eau ni d’électricité. Après quatre mois de travaux, le chantier est loin d’être terminé.

« C’est encore le désordre, nous essayons de reconstruire, mais à cause de l’explosion, nous découvrons toujours de nouveaux problèmes que nous n’avions pas vus. Par exemple, à cause des fissures dans les murs, maintenant, nous avons des fuites d’eau partout avec la pluie. On espère pouvoir revenir vivre ici avant le Nouvel An...On verra bien. »

« Il y a aussi un grand besoin de fonds » 

Un chantier à plusieurs milliers de dollars, qu'Ara Parserian n’aurait pas pu entreprendre sans l’aide des organisations internationales: « Ils sont en train de ravaler la façade, de réparer l’ascenseur. Rien que pour l’ascenseur il y en a pour 9000 dollars. Nous n’aurions pas pu le faire nous-mêmes. Nous avons trois personnes âgées dans l’immeuble. Si les ONG ne nous avaient pas aidés, nous n’aurions rien pu faire. »

C’est l’ONG libanaise Offrejoie qui s’occupe de reconstruire le quartier. Mohammad Diab, volontaire, est sur les chantiers depuis le premier jour: « On a eu des dons en nature, des matériaux pour les réparations: des vitres, des portes. Mais comme les dégâts sont énormes, il y a aussi un grand besoin de fonds. Avec la crise économique, tout le monde en a besoin. »

Les fonds étrangers, essentiels pour acheter les matériaux de construction sont souvent facturés en dollars. Une devise à laquelle la plupart des Libanais n’ont plus accès depuis la crise financière.

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