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Téhéran aurait reporté l'exécution du médecin irano-suédois Ahmadreza Djalali

Une photo de février 2017 montre un dépliant distribué lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles pour Ahmadreza Djalali.
Une photo de février 2017 montre un dépliant distribué lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles pour Ahmadreza Djalali. DIRK WAEM Belga/AFP/File
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Il s'appelle Ahmadreza Djalali. C'est un médecin irano-suédois arrêté en 2016 à Téhéran et condamné un an plus tard à la peine de mort pour espionnage, entre autres. Il devait être exécuté ces derniers jours, mais il semble avoir obtenu un sursis, selon son épouse et plusieurs organisations des droits humains qui suivent son cas.

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Selon les informations de l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, Ahmadreza Djalali devait être transféré à la prison de Karadj près de Téhéran mardi après-midi. Mais selon sa femme Vida Mehran Nia, le transfert n'a pas encore eu lieu. Ce report serait lié, d'après elle, à des « questions politiques » en Iran.

Même s'il s'agit d'un « bon signe » pour la famille, Vida Mehran Nia dit ne pas être sûre de ce que cela implique quant aux chances pour son mari de s'en sortir. « Je ne sais pas honnêtement, mais au moins nous avons un peu d'espoir », a-t-elle déclaré.

Ahmadreza Djalali, qui a travaillé à l'Institut Karolinska, une faculté de médecine de Stockholm, avait été arrêté au cours d'une visite en Iran en avril 2016. Accusé d'avoir transmis au Mossad – le renseignement israélien – des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien ayant permis leur assassinat entre 2010 et 2012, il avait été jugé et condamné à mort.

Pendant sa détention, la Suède lui avait accordé la nationalité suédoise en février 2018, quelques mois après que la Cour suprême iranienne a confirmé sa condamnation à la peine capitale.

Ahmadreza a affirmé qu'il avait été condamné car il avait refusé d'espionner pour le compte de l'Iran lorsqu'il travaillait en Europe.

Sa condamnation à mort avait été dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme dont Amnesty International et les experts de l'ONU en matière de droits de l'homme. L'affaire a tendu les relations entre la Suède et l'Iran ces derniers jours.

Fin novembre, la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde avait demandé à l'Iran d'annuler l'exécution prévue au cours d'échanges avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Téhéran avait rapidement mis en garde contre « toute ingérence » de Stockholm. Joint par l'AFP jeudi, le ministère suédois des Affaires étrangères a refusé de commenter.

 (Avec AFP


♦ Raphaël Chenuil-Hazan, directeur d'Ensemble contre la peine de mort, appelle à la mobilisation et clame l'innocence de Ahmadreza Djalali.

Comme souvent pour beaucoup d'étrangers ou de binationaux ils deviennent une monnaie d'échange. Alors on leur reproche de faire de l'espionnage au profit d'Israël, au profit des Américains [...] Aujourd'hui Djalali a toujours nié a posteriori en disant qu'il a toujours avoué sous la pression et la torture mais il n'avait rien à voir avec ce en quoi on l'accusait.

Raphael Chenuil-Hazan, directeur d'Ensemble contre la peine de mort (ECPM)

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