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Iran: exécution de l'opposant Rouhollah Zam

L'opposant iranien, Rouhollah Zam, a été exécuté samedi matin à Téhéran après la confirmation de sa peine de mort par la Cour suprême iranienne.
L'opposant iranien, Rouhollah Zam, a été exécuté samedi matin à Téhéran après la confirmation de sa peine de mort par la Cour suprême iranienne. ALI SHIRBAND / MIZAN NEWS / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'opposant iranien, Rouhollah Zam, condamné à mort pour avoir fomenté des manifestations anti-gouvernementales en 2017, a été pendu samedi matin à Téhéran après la confirmation de sa peine de mort par la Cour suprême iranienne.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi 

Rouhollah Zam était réfugié en France, où il dirigeait le canal Telegram Amadnews qui avait plus d'un million d'abonnés et jouait un rôle de premier plan pour appeler à des manifestations contre le pouvoir iranien.

Guet-apens

En 2019, il est tombé dans un véritable guet-apens. En effet, il s'était rendu en Irak croyant que le grand ayatollah irakien, Al-Sistani allait lui accorder une audience et lui apporter son soutien dans sa lutte contre le pouvoir iranien. Selon certains médias, il a été capturé par les services de renseignements des Gardiens de la révolution avant d'être emmené en Iran pour être jugé.

La télévision iranienne avait montré l'image de Rouhollah Zam alors qu'il se trouvait à l'arrière d'une voiture les yeux bandés. Ces dernières années, plusieurs opposants iraniens réfugiés en Europe ou aux États-Unis ont été capturés dans des conditions identiques.

L'Union européenne a condamné ce samedi 12 décembre « dans les termes les plus forts » l'exécution de l'opposant iranien, rappelant son opposition à la peine de mort « quelles que soient les circonstances », dans un communiqué repris par l’Agence France Presse (AFP). De son côté, la France condamne « avec la plus grande fermeté » cette exécution qu’elle qualifie de « barbare et inacceptable ». Paris y voit « une atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de la presse en Iran ».

Elle juge aussi « impératif que les autorités iraniennes respectent les droits des accusés et cessent d'avoir recours à des aveux télévisés pour établir et démontrer leur culpabilité », souligne ce même communiqué d'une porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.

Rôle de premier plan en 2017

Il a joué un rôle de premier plan dans les manifestations anti-gouvernementales de 2017 avec son canal Telegram Amadnews qui était suivi par plus d'un million de personnes.

Il appelait régulièrement au renversement du pouvoir iranien et diffusait les images des manifestations anti-gouvernementales.

Son père est un religieux de second rang qui a occupé différents postes, notamment dans le domaine culturel. Ce qui faisait croire à certains que son fils allait échapper à l'exécution.

À lire: Iran: arrestation de l'opposant Rouhollah Zam, à la tête d'Amadnews

 

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