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Yémen: les Houthis furieux d'avoir été classés comme terroristes par les États-Unis

Mohammed Ali al-Houthi, président du Comité révolutionnaire houthi, le 24 novembre 2018.
Mohammed Ali al-Houthi, président du Comité révolutionnaire houthi, le 24 novembre 2018. AFP - MOHAMMED HUWAIS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les rebelles houthis au Yémen ont condamné ce 11 janvier leur désignation comme groupe « terroriste » par l'administration américaine sortante du président Donald Trump et ont dit se réserver le droit d'y riposter.

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« Les Américains sont à l'origine du terrorisme. La politique et les actions de l'administration Trump sont du terrorisme aussi. Ses politiques reflètent une pensée en crise et sont condamnables et nous avons le droit d'y riposter, a déclaré sur Twitter un haut responsable des rebelles houthis, Mohamed Ali al-Houthi. Le peuple yéménite n'a que faire de toute désignation de l'administration Trump du moment qu'elle est complice dans le meurtre de Yéménites ».

Le gouvernement américain de Donald Trump a annoncé le 10 janvier, à dix jours de la fin de son mandat, qu'il allait inscrire les rebelles houthis sur sa liste noire des groupes terroristes.

L'Iran en ligne de mire

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a expliqué qu'il notifierait le Congrès de cette décision afin de renforcer « la dissuasion contre les activités néfastes du régime iranien », soutien du groupe rebelle yéménite face au gouvernement appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite, pays allié de Washington. Trois chefs des Houthis sont également inscrits sur la liste noire, dont leur dirigeant Abdel Malek al-Houthi.

https://twitter.com/SecPompeo/status/1348490896891850754

De son côté, le gouvernement yéménite s'est félicité de la décision de l'administration américaine sortante de Donald Trump. « Les Houthis méritent d'être classés comme une organisation terroriste étrangère, non seulement pour leurs actes terroristes, mais aussi pour leurs efforts permanents pour prolonger le conflit », a déclaré le ministère des Affaires étrangères du Yémen dans un communiqué.

Un risque pour l'acheminement de l'aide humanitaire

Sur le terrain au Yémen l'urgence est toute autre : 80% de la population dépend de l'aide humanitaire internationale. C'est aujourd'hui la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Voilà plusieurs semaines que le secrétaire général des Nations unies exorte Washington à ne pas faire « tanguer le bateau ». L'application des sanctions envers les zones houthies risque de provoquer une paralysie de l'acheminement de l'aide humanitaire. Les contacts déjà difficiles avec les responsables houthistes pourraient se complexifier. Utiliser le système bancaire, payer le personnel médical, acheter nourriture et pétrole seront de nouveaux obstacles au quotidien. 

► À lire aussi : Yémen, le conflit enlisé

(avec AFP)

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