L'autorité palestinienne annonce la tenue d'élections générales en mai et en juillet

Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas en janvier 2020 à Ramallah.
Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas en janvier 2020 à Ramallah. AP - Majdi Mohammed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La présidence palestinienne a annoncé ce vendredi 15 janvier l'organisation d'élections législatives et présidentielle en mai et juillet prochains, les premières depuis 2005.

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Les législatives auront lieu le 22 mai, la présidentielle le 31 juillet et le scrutin pour le Conseil national palestinien, organe de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), se tiendra le 31 août. « Le président Mahmoud Abbas a publié un décret concernant la tenue d'élections générales en trois étapes », a indiqué un communiqué publié par l'agence officielle Wafa. Le dernier scrutin présidentiel a eu lieu en janvier 2005 et les dernières législatives en janvier 2006.

Cette annonce fait suite à la rencontre entre Mahmoud Abbas et le président de la commission électorale Hanna Nasser au palais présidentiel à Ramallah, précise le communiqué. Mahmoud Abbas a demandé à la commission et aux organes gouvernementaux de « lancer une campagne électorale démocratique dans tous les gouvernorats du pays, dont Jérusalem », selon cette source.

Le Fatah et le Hamas s'étaient entendus sur l'organisation d'élections

Il n'était pas clair dans l'immédiat si Israël, qui occupe et a annexé Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville, autorisera les habitants de ce secteur à voter à ces élections. Le mouvement islamiste Hamas, rival du Fatah laïc de Mahmoud Abbas, n'a pas encore commenté cette annonce.

En septembre 2020, le Hamas et le Fatah s'étaient entendus sur l'organisation d'élections « d'ici six mois ». Cette annonce était intervenue dans un contexte de dialogue entre les factions palestiniennes dans l'espoir d'unir leurs forces pour contrer la normalisation des relations entre Israël et des pays du Golfe, parmi lesquels les Émirats arabes unis.

Mahmoud Abbas, qui avait à plusieurs reprises promis la tenue d'élections au cours de la dernière décennie, n'a pas indiqué vendredi s'il allait être candidat à sa propre succession.

(avec AFP)

 

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