Élections palestiniennes: le Hamas et le Fatah trouvent un accord au Caire

Des représentants du Hamas et du Fatah photographiés lors d'une réunion au Caire, en Égypte, le 12 octobre 2017. (photo d'illustration)
Des représentants du Hamas et du Fatah photographiés lors d'une réunion au Caire, en Égypte, le 12 octobre 2017. (photo d'illustration) AP - Nariman El-Mofty

Réunis depuis lundi au Caire pour des pourparlers, les deux principaux mouvements palestiniens Fatah et Hamas se sont engagés, mardi 9 février, à respecter les résultats des prochaines élections législatives et présidentielle, prévues cette année. Ce seront les premières depuis 15 ans. L’objectif des Palestiniens : retrouver une crédibilité aux yeux de la communauté internationale et surtout de la nouvelle administration américaine.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

La dernière présidentielle palestinienne remonte à 2005. Elle porta au pouvoir l’actuel président et chef du Fatah, Mahmoud Abbas. L’année suivante, ce sont ses rivaux du Hamas qui arrivèrent en tête des élections législatives. S’ouvrit alors une période d’affrontements sanglants entre les frères ennemis. Les premiers sont au pouvoir en Cisjordanie, les seconds contrôlent la bande de Gaza.

Après des années de conflit et de multiples tentatives de réconciliation, les deux principaux mouvements palestiniens semblent avoir fait un pas en avant, pour surmonter leurs divisons. Ils s’engagent à accepter les résultats des législatives et de la présidentielle, prévues respectivement en mai et en juillet 2021.

Leur objectif est de retrouver un semblant de légitimité et de parler d’une seule voix pour défendre la cause palestinienne, surtout auprès de la nouvelle administration américaine. Mais de nombreuses inconnues entourent encore les prochains scrutins. Les différents mouvements palestiniens doivent se retrouver une nouvelle fois au Caire, au mois de mars, pour peaufiner leur accord.

Reste également à savoir si Israël autorisera ou non le vote des Palestiniens de Jérusalem-Est, annexée par l’État hébreu. Le président Mahmoud Abbas a été clair à ce sujet : « Pas de vote sans la participation des 300 000 Palestiniens de Jérusalem-Est. »

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