L'Otan diffère sa décision sur sa présence en Afghanistan mais renforce sa mission en Irak

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'adresse aux médias le 18 février 2021 à Bruxelles.
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'adresse aux médias le 18 février 2021 à Bruxelles. AP - Virginia Mayo

Les pays membres de l'Otan ont décidé ce jeudi 18 février de différer leur décision sur leur désengagement d'Afghanistan et de renforcer considérablement les effectifs de leur mission de formation en Irak, a annoncé le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Les 30 ministres de la Défense de l’Otan se sont réunis pendant deux jours en visioconférence. C’était la première réunion depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche et c’était donc l’occasion pour les uns de revitaliser la relation transatlantique, pour les autres de repartir à zéro. Bref, de tourner la page Trump. 

Mais les alliés européens ont beau avoir envoyé en direction de Washington tous les signaux pour permettre à la Maison Blanche de prendre une décision sur l’Afghanistan, rien n’y a fait. Pour sa première rencontre avec ses 29 homologues ministres de la Défense, le général Lloyd Austin s’est contenté de rassurer les alliés sur le fait que les États-Unis s’arriment à nouveau à l’Otan.

En revanche, l’accord signé avec les talibans sous Donald Trump pour un retrait des troupes américaines au 1er mai 2021 n’est pour l’instant pas remis en cause. Pourtant, selon le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg il va probablement falloir que l’Alliance reste en Afghanistan.

Renforcement de la mission en Irak

« Les pourparlers de paix sont fragiles, ils n’avancent pas autant que ce nous voudrions voir, a-t-il affirmé. Nous sommes aussi extrêmement préoccupés par l’augmentation du niveau de violence. Donc notre message aux talibans est de réduire la violence, négocier de bonne foi et cesser toute coopération avec les groupes terroristes internationaux. C’est aussi la raison pour laquelle nous n’avons pas pris de décision finale sur notre présence future en Afghanistan car nous croyons qu’il est encore temps de parvenir à un accord politique avant l’échéance du 1er mai. »

En attendant une décision cruciale sur l’Afghanistan, l’Otan a décidé de quasiment décupler sa mission de formation de l’armée irakienne face à l'organisation État islamique qui passera progressivement de 500 à 4 000 hommes.

 

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